Archives pour la catégorie Rivières

Rivières à proximité du Bugey et des 2 Savoies

« Photos » La Valouse

Initialement, nous avions prévu d’aller travailler dans les courants à l’espace d’eau vive de Sault Brénaz. Mais les dernières mesures pour lutter contre le COVID 19 prises par le gouvernement en ont décidé autrement.
Au final, ce sera une sortie improvisée aux côtés de Laurent NICOLET qui a eu la gentillesse de nous servir de guide sur un superbe spot qu’est la Valouse.
Une rivière, certes, un peu éloignée de notre territoire, serpentant dans le département du Jura avant de rejoindre la rivière d’Ain.
Embarquement vers Valfin sur Valouse pour un parcours de 14 km avec en prime une superbe visite de la Caborne du Boeuf en mode spéléo.

Encore un immense merci Laurent!!!

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« Photos » Les Marais de Lavours entre chien & loup

Quoi de mieux que de venir profiter des bienfaits de ce surplus d’eau au coeur des marais de Lavours? Sortie crépusculaire organisée par Fred. Au programme, une petite boucle de 2 km dans un labyrinthe de roselières dans une ambiance entre chien et loup. Des lumières magiques d’une pureté rarissime!!! Un délice pour les yeux! Régalez vous sans modération!!!!

« Photos » Les Rousses et le Petit Vouard

Les dernières pluies ayant rempli les marais, nous avons profité de cette occasion pour aller parcourir les Rousses depuis le pont de la D37 après Béon.
Au programme, remontée à contre courant de ce ruisseau pour ensuite emprunter un autre cours d’eau « Le Petit Vouard » et nous rendre ainsi par la voie des eaux jusqu’à Talissieu.

Le Furans

Le Furans,

Voilà maintenant plus d’un an que cette rivière me fait de l’oeil. Voisine du Séran, elle est beaucoup plus discrète et se laisse difficilement approcher.

En effet, le travail en amont pour repérer les abords de ce cours d’eau est délicat. Les berges du Furans sont pour la plupart privées. Il m’était donc difficile d’aborder certaines zones parfois clôturées, laissant aucune possibilité de s’approcher en voiture.

Rappel:

« Il coule entièrement dans le département de l’Ain, sur 29,4 km de longueur. Il naît au nord de la commune de La Burbanche, à proximité du lac des Hôpitaux et emprunte la direction du sud-est par la Cluse des Hôpitaux.

Le Furans baigne la ville de Belley, et se jette dans le Rhône , après avoir rencontré la dérivation de Belley, 15,1 km, sur la commune de Brens. »

Source: Wikipédia

En comparaison du Séran, son débit reste stable et régulier. Bien que son parcours total avoisine les 30km, il est préférable d’aborder le Furans en aval de la commune de Pugieu. Et pour cause, l’un de ses principaux affluents, « l’Arène » viendra renforcer significativement le débit mais également la hauteur d’eau afin d’assurer une navigation optimale sans avoir à racler constamment le fond de ce cours d’eau magnifique.

Mes amis Yannick VERICEL et Laurent NICOLET sont allés naviguer le 18 Novembre dernier avec un débit mesuré (à la station d’Arbignieu/Peyzieu) à 3,5m3/s. Je vous recommande d’ailleurs sans hésiter de vous rendre sur le site de Yannick « LyonUrbanKayak » à l’adresse suivante pour consulter leur topo:

http://www.lyonurbankayak.com/les-itineraires/topo-furans-pugieu-a-pont-de-peyzieu-15-km/

Les jours raccourcissant à vue d’oeil en cette fin d’année ne leur permettront pas de boucler leur parcours jusqu’à Brens, là où le Furans se jette dans le Rhône.

L’occasion pour moi de tenter ma chance et pourquoi pas, si les conditions le permettent (météo, créneaux horaires), de parachever leur oeuvre.

En parlant de conditions, les dernières pluies généreuses en cette fin de semaine viendront alimenter favorablement le débit afin que ce dernier flirte avec les 12m3/s.

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Un peu d’appréhension tout de même avec un tel débit, et de plus, n’ayant que partiellement repéré cette rivière, nous nous lançons malgré tout avec un ami à l’assaut du Furans en contrebas du pont de la D32A entre Pugieu et Chazey Bons.

Comme pour le Séran, on privilégiera nos kayaks Gumotex (Solar et Safari), qui seront à mes yeux parfaitement adaptés pour ce type de parcours.

Avant de prendre place avec nous à bord et au travers de ce récit, je vous inviterai à consulter régulièrement la carte associée et plus particulièrement les points kilométriques. Vous remarquerez tout de suite en zoomant dans la zone juste après le premier kilomètre, un panneau triangulaire jaune symbolisant une zone sensible, il nous faudra sortir rive gauche afin d’éviter un barrage particulièrement dangereux pour embarquer en contrebas sur la même rive. Ce sera « LE » point noir du parcours.

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Très vite, nous sommes saisis d’adrénaline à la lecture de cette rivière en amont de Chazey Bons. Ça bouge pas mal et c’est varié. Alternance entre petits seuils, quelques accélérations sur de petits dénivelés, et une couleur d’eau frôlant avec une transparence parfaite nous transportent avec délice et ce, sans aucun effort à fournir de notre part.

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Mais rapidement, à 2 km, nous voilà déjà face à notre premier embâcle. Nous sortons nos kayaks et sommes quittes pour un autre portage (le premier étant celui du barrage en aval du Km 1).

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Une fois à l’eau et quelques centaines de mètres après, se dessinent devant nos étraves les premières habitations de Chazey Bons, et curieusement, la traversée de cette commune depuis le Furans nous offre un angle de vue nouveau, agrémentant les lieux d’une beauté sans précédent. Nous sommes malheureusement rappelés à l’ordre face au monde réel à la vue de quelques berges privées ressemblant davantage à des dépotoirs pour ne pas dire des décharges sauvages, effaçant provisoirement de notre regard le côté idyllique de cette balade.

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La rivière commence à changer d’aspect au km 4. Elle devient beaucoup plus calme mais toujours aussi attrayante. Au kilomètre suivant, nous sommes comme happés par une mélodie aquatique synonyme de quelques seuils rugissants, nous invitant à les franchir et par la même occasion ajouter un peu plus de variété au parcours.

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Juste avant le Km 6, encore un autre embâcle qui nous obligera lui aussi à sortir pour porter.

Ce sera au Km 7 rive gauche, dans un champ baigné d’une luminosité généreuse reluisante au travers de quelques éclats de rosée, elles mêmes déposées sur un tapis herbeux d’un vert chlorophylle, que nous prenons la décision de faire une halte et ainsi savourer une petite pause casse croûte, profitant des derniers rayons du soleil juste avant que ce dernier ne décline pour se cacher timidement derrière un voile nuageux, annonçant malgré lui une météo capricieuse à venir.

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Les 3 kilomètres suivants ne nous offriront pas grand chose, au point même de nous lasser quelques fois. Même si la vue dégagée permet d’apercevoir le Grand Colombier au loin et son sommet partiellement enneigé, les champs agricoles jouxtant la rivière sont d’un ennui à mourrir.

Et pour ne pas arranger les choses, est ce la proximité avec l’imposante commune de Belley? Mais les quelques amas de branchages sur la rivière retiennent une quantité de déchets diverses alternant entre bouteilles en plastique, cubis de vin bas de gamme, mais également un nombre incalculable de ballons à l’effigie d’un des sports les plus populaires pratiqué par le plus grand nombre, gisant pitoyablement en ces lieux au point de rompre le charme de cette rivière. On tente malgré tout d’ajouter un peu de poésie et de joie à cette scène de désolation en s’improvisant le temps de quelques minutes une petite partie de kayak polo avec l’un de ses ballons échoué dans ces embâcles.

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Mais rapidement, une fois le Km 11 franchi, nous arrivons vers une propriété aménagée sur la rivière, domptant cette dernière au travers d’ouvrages diverses, barrages, etc…

Située sur la commune de Thoys, cette même propriété ainsi que les autres avoisinantes se gardent jalousement les abords du Furans. Et pour cause, le lieu est vraiment magique. Le ruisseau d’Armaille alimentant également notre terrain de jeu au travers de petits cours d’eau aménagés, nous offre une fois de plus une douce mélodie aquatique illustrée de courants généreux.

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En aval du Km 12, encore un autre embâcle que nous franchirons directement sur le cours d’eau au prix d’un exercice d’équilibriste sur la branche principale traversant la rivière. Il nous faudra jouer les funambules sur cette même branche pour acheminer et déplacer en aval nos kayaks.

Une fois arrivés au Km 13, changement d’ambiance sonore. Les mélodies douces de dame nature laisseront place aux notes vrombissantes d’échappements propres à la départementale 992 reliant la commune de Belley à Lyon circulant à quelques mètres de nous.

Le pont de Peyzieu au Km 15 sonnera comme une étape cruciale du parcours. En effet, le topo rédigé avec passion de Yannick s’arrête justement à ce même pont. Nous pénétrons donc une fois ce denier franchi, dans une zone inconnue pour parcourir les 3 kilomètres restants.

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La nature reprend temporairement sa place, nous faisant comprendre que la fin du parcours approche inéluctablement.

Mais contre tout attente, le Furans qui semblait se calmer reprend un peu de tonus en aval du pont de Champtel, petit hameau de Brens. Un petit seuil juste après l’ouvrage pimentera ces derniers kilomètres, ou plutôt ces dernières centaines de mètres avec des courants généreux qui se stabiliseront au Km 18 juste avant le pont de Brens qui ce dernier, une fois franchi, nous dévoilera une vue et un panorama élargis sur le Rhône et les Gorges de la Balme.

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Le Rhône, de part sa puissance et sa grandeur symbolisera la fin de cette nouvelle aventure.

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Au total, un peu plus de 18 km parcourus.

Bien que ce cours d’eau nous offre sur les premiers km une variété de paysages et de conditions de navigations riches et variées, il nous faudra progresser avec plus ou moins d’adresse au travers de branchages et d’embâcles sur les 3/4 du parcours avec un courant faible voir neutre à certains endroits.

Cependant, son niveau d’eau beaucoup plus stable que le Séran nous permettra de planifier aisément d’autres sorties sans à avoir à scruter avec inquiétude les débits enregistrés de ce dernier.

Je ne vous en dit pas davantage, et vous invite à vous délecter du regard le résumé de cette sortie en vidéo.
Bon visionnage!

CORNETTO Yves

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Retour d’expérience avec mon Safari

Bonjour à tous !

Comme promis, je reviens vers vous avec un nouveau compte rendu de mon expérience avec mon Gumotex Safari.

Avant de rentrer dans les détails, petit retour en arrière sur un revirement de situation quant à mon approche sur les Kayaks Gonflables. En effet, j’étais, il faut le dire assez fermé sur l’utilisation des gonflables, prétextant qu’ils étaient synonymes d’une pratique totalement amateur, débutant etc… Bref, le gros cliché du mec qui décide sur un coup de tête de se mettre au kayak et qui sans hésiter, cède à l’appel des sirènes d’une grande enseigne de sport connue de tous, proposant des KG à 300€ pour se lancer dans l’aventure.

Le « vrai » kayak à mes yeux, c’était plutôt un rigide aux lignes fines et épurées rappelant celles de leurs ancêtres groenlandais.

Je reste néanmoins fidèle à cette façon de penser, avec malgré tout quelques nuances et pas des moindres.

J’ai la chance d’habiter à proximité de belles petites rivières dont j’ai eu l’occasion en Juin dernier de faire les éloges de l’une d’entre elles : Le Séran.

Mais pour parcourir ces petits cours d’eau magiques, un kayak de mer n’est et ne sera clairement pas adapté.

Il me fallait trouver une alternative pour côtoyer de nouveaux spots. Cette interrogation donnera naissance à une relation nouvelle avec un autre bateau :

Le Gumotex Safari 330

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Je ne vais pas à nouveau présenter ce KG. J’invite, comme à l’accoutumée les plus curieux d’entre vous sur ce sujet à consulter un ancien article rédigé ici :

https://kayakrhonelacs.com/2019/07/21/vers-de-nouveaux-horizons/

Voilà maintenant quelques mois que je vis des choses incroyables avec ce bateau !

Tout d’abord, soyons francs. Même si sur le site officiel du fabriquant le Safari était présenté comme un kayak de randonnée, je dirais plutôt qu’il a surtout été conçu pour l’eau vive.

Après quelques essais sur le Rhône et le bassin de Yenne, nous avons décidé sans retenue d’aller affronter les eaux de la Durance. Une rivière idéale pour s’initier à l’eau vive. Avec un petit passage en classe III / IV (La vague du Rabioux).

Une expérience incroyable et superbe avec quelques petites gamelles mais sans gravité. On commence d’ailleurs à apprécier pleinement le côté peu encombrant du gonflable. Une fois rangés dans leurs sacs, leurs volumes minimisés nous permettra même de profiter d’une navette retour organisée par une équipe de rafting. Chose qui nous aurait été impossible si nous avions eu à transporter des rigides.

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Un point tout de même qu’il ne faut pas négliger avec les gonflables, c’est le contrôle régulier de la pression d’air. En effet, en cas de fortes chaleurs, comme ce fut le cas cet été, la température ambiante élevée a pour effet de dilater l’air à l’intérieur des boudins. La pression augmentera rapidement au risque de faire éclater ce même boudin. Cela dit, ce risque est à prendre en considération que lorsque le kayak est à terre. Une fois sur l’eau, la température plus fraîche de cette dernière diminuera, voir supprimera significativement ce phénomène.

Dans le cas du Gumotex Safari 330, il existe plusieurs compartiments d’air.

  • Le plancher, qui lui est équipé d’une valve de surpression. Aucuns soucis de dilatation d’air. L’excédent s’échappera par cette même valve.
  • Les 2 boudins latéraux quant à eux devront être régulièrement contrôlés une fois à terre en faisant chuter légèrement la pression afin d’anticiper au mieux le phénomène de dilatation d’air.
  • Le siège et les cales pieds devront eux aussi être contrôlés avec davantage de vigilance étant donné que même lorsque le kayak est sur l’eau, ceux ci ne sont pas en contact direct et ne se refroidiront pas aussi efficacement que le reste du bateau.

Des opérations qui peuvent en théorie en rebuter certains, mais avec la pratique, ce sont des automatismes qui s’acquièrent rapidement sans contraintes particulières. Et de plus, ces opérations ne se feront que dans les mois les plus chauds (Juillet Août) ou en cas de canicule. Le reste de l’année, pas d’inquiétude à avoir.

Voilà pour le « petit » côté obscur du Safari, qui de toute façon s’appliquera à n’importe quel KG de toutes marques.

J’avais survolé rapidement les accessoires fournis avec le bateau lors de ma séance « unboxing » proposée dans l’article suivant :

https://kayakrhonelacs.com/2019/07/21/vers-de-nouveaux-horizons/

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Concernant la dérive, je ne m’étalerai pas davantage pour diverses raisons. Elle peut être très pratique pour rendre le kayak directeur et s’économiser ainsi de mouvements de pagaie supplémentaires, synonyme d’un vrai supplice pour le kayakiste débutant désireux de remettre son bateau dans le « droit chemin ». Dans le cas de notre utilisation en eaux vives, je déconseille fortement de monter cette dérive. Le kayak dans ces eaux tumultueuses aura besoin d’être réactif et manœuvrable, mais surtout, si la hauteur d’eau est faible, cette même dérive accrochera au risque d’arracher le fond du bateau.

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Nous n’avons, et ce, malgré avoir raclé le fond des rivières et accroché quelques branchages, toujours pas eu recours au kit de réparation fourni avec le Safari.

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Le petit embout de gonflage nous est pour l’instant d’aucune utilité. En effet, la K-Pump K100 et son adaptateur caoutchouc remplie pleinement sa fonction. De plus elle est rapide et facile à mettre en œuvre. Seul petit bémol, être rigoureux sur l’inclinaison de cette dernière quant au gonflage des boudins latéraux. L’espace plus restreint nous obligera à tenir fermement la partie avant de la pompe afin que l’embout ne se déboite pas de la valve pendant l’acheminement de l’air. Rien de bien méchant, mais il faut en être conscient au départ pour s’économiser d’un pompage fastidieux par la suite. Mais rien ne vous oblige à opter pour la K100. Une pompe classique raccordée à l’embout Gumotex fera parfaitement l’affaire sans contraintes particulières.

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L’éponge fournie est vraiment pratique et permet, une fois le kayak partiellement séché, d’évacuer tout résiduel humide afin de le ranger et de le stocker dans les meilleures conditions.

Pour ce qui est de la pratique maintenant.

J’apprécie à mesure de mes sorties la facilité et la rapidité de préparation du kayak. En moins de 10 min. Oui, vous m’avez bien lu : Moins de 10 min, le siège, le cale-pied et les 3 compartiments principaux sont gonflés. Le Safari étant plus court que le Solar, le volume d’air est par conséquent diminué et donc plus rapide à acheminer. Pour optimiser ce temps de préparation, j’ai choisi de laisser les sangles cale-cuisses, le siège et le cale-pied solidaires du kayak.

Le sac étanche très pratique me permettra de garder mes affaires de rechange au sec. Je le range à l’arrière du bateau. Le filet en croisillons assurera un maintien sans failles du sac, même en cas de dessalage. Et pour davantage de fiabilité, j’attache également ce même sac à la poignée de portage arrière à l’aide d’un mousqueton.

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Une fois à l’eau, c’est un véritable jouet d’une manœuvrabilité incroyable. Vif et réactif. On a beau être plus haut sur l’eau qu’avec un kayak de rivière rigide, la stabilité est au rendez-vous. Sa coque légèrement gironnée s’adapte à merveille dans les rapides de classe II/III. Dans ces mêmes rapides justement, lorsque les vagues éclaboussent la proue et remplissent l’intérieur du bateau, la quantité d’eau présente n’altère en rien la stabilité, et de plus, va s’évacuer rapidement au travers des trous auto-videurs situés sur les flancs du Safari. Le temps de vidange annoncé par le constructeur (moins de 20 secondes) est largement respecté.

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Concernant le confort de navigation. Je reste toujours dans un programme de rivière et non de randonnée sur plusieurs heures comme j’ai l’habitude d’en faire en kayak de mer. Sur une descente de 2 ou 3 heures, je n’ai ressenti aucune courbature ni de mal de dos ou de crampes diverses. Le siège et plus particulièrement le dossier beaucoup plus volumineux que celui du Solar apporte un réel confort.

Malgré sa petite taille, ce bateau dispose de deux compartiments de rangements. J’ai déjà développé un peu plus haut celui situé à l’arrière très spacieux. On en aura un autre similaire avec également un filet en croisillons à l’avant. Beaucoup plus petit certes mais qui permettra d’attacher pourquoi pas un autre sac étanche afin de partir pour la journée. Je caresse l’espoir sous réserve de bien optimiser mon matériel, de pouvoir randonner avec ce kayak en rivière sur 2 ou 3 jours… A méditer…

Je me projette maintenant sur des sorties en quasi-autonomie côté logistique. L’idée serait de pouvoir (une fois la rivière descendue) revenir à mon point de départ à pieds et ce, avec le kayak rangé dans le sac.

Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai profité des dernières pluies intenses et tant attendues pour pouvoir à nouveau naviguer sur le Séran et mettre en pratique ce concept.

Un débit généreux qui m’a permis par la même occasion d’appliquer les quelques bases d’eaux-vives acquises lors d’un stage de 2 jours au bassin de St Pierre de Bœuf encadré par Yannick VERICEL de Randovive. Je mets d’ailleurs ce compte rendu entre parenthèses pour justement prendre le temps de vous parler un peu d’eau vive. Je n’ai aucune prétention de vous faire la morale, mais sachez une chose :

La pratique en eau calme (lacs et rivières calmes), largement répandue, ne nécessite pas forcément de technique particulière pour peu que l’on sache nager et d’être équipé au minimum (gilet d’aide à la flottabilité, etc…). En effet, aucun mouvement parasite ne viendra gâcher votre progression sous réserve de naviguer dans de bonnes conditions météo (pas de vent, etc…). Rapidement vous allez prendre du plaisir et « progresser » à votre rythme.

La pratique en eaux-vives quant à elle ne s’improvise pas. Certains risques sont bien réels et une connaissance minimum est requise avant de s’engager dans une rivière quelle qu’elle soit. Je ne vais pas vous faire de cours ou remplacer un moniteur diplômé d’état. Juste souligner que si jamais vous souhaitez franchir le pas, passez par la case « formation ou stage ». Une journée ou deux vous apportera beaucoup et vous permettra de vous faire plaisir par la suite.

Le plaisir justement. Revenons-en au Séran, qui décidément n’a pas fini de me surprendre. Propulsé par ses 22m3/s j’ai pris un pied énorme à lire dans cette rivière et débusquer le moindre contre-courant me permettant de faire durer le plaisir dans les quelques rapides rencontrés. Le Safari est joueur, et l’envoyer dans ces vagues est un pur délice. J’ai enchaîné sur une semaine pas moins de 4 sorties.

C’est à l’issue de l’une d’entre elles justement que j’ai décidé de revenir à pieds avec mon matériel sur le dos. J’avais un parcours pédestre de 5 km à réaliser. Pour être franc avec vous, je pense sincèrement que c’est jouable avec seulement que le kayak dans le sac. Je dis bien « que le kayak ». Car oui, il faut bien l’avouer, dans un cas concret comme celui-ci, il faudra ajouter la pagaie, le casque, le gilet, mais également les affaires de rechange (chaussures, pantalon, etc…). Tout ce matériel mis bouts à bouts ajoutera un poids considérable à la charge totale. Et là clairement, le sac étanche n’est pas du tout adapté pour réaliser une telle distance, les bretelles sont standards, et au bout de 2 km, on ressentira rapidement des crampes au niveau des trapèzes. Il aurait été souhaitable pour ce type de pratique, d’avoir sur le sac étanche une sangle ventrale et quelques mousses confort sur les bretelles d’origine afin de mieux répartir la charge sur le corps. Mais bon. Disons que sur ce cas bien précis je pousse l’expérience un peu loin.

Pour aller plus loin justement dans ce retour d’expérience, j’ai, au cours de notre stage en eaux-vives acquis quelques repères me permettant de « comparer » le Safari à un kayak d’eaux-vives rigide. Sur ce dernier, le constat est sans appel. Le calage à l’intérieur de l’embarcation est d’une précision redoutable. Le moindre mouvement des hanches transmet directement les informations nécessaires au kayak pour gîter, manœuvrer, bref, on ressent pleinement cette symbiose avec notre embarcation.
Sur le Safari, le calage grâce aux sangles cale cuisses permet de nous « rapprocher » de cette précision sans pour autant l’égaler. Mais une fois de plus, là où ce KG tirera son épingle du jeu par rapport à son homologue rigide sera dans sa capacité à se remettre rapidement en piste à la suite d’un dessalage ou autre incident du même genre. En effet, là où un kayak rigide rempli d’eau, dont il faudra évacuer manuellement une quantité importante avoisinant un chiffre à 2 zéros, synonyme d’un poids énorme à tracter jusqu’à la berge, le Safari, de part ses trous auto-videurs, évacuera rapidement ce surplus d’eau sans que l’on ait le moindre effort à fournir.

Voilà donc mes premières impressions sur ce bateau fantastique. Je n’ai malheureusement pas réussi à synthétiser davantage ce ressenti au travers de cet article. Peut être ai-je égaré certains lecteurs qui auront préféré abandonner et ne pas connaître la suite. Pour les plus courageux, ou pourquoi pas, les plus passionnés, j’espère sincèrement que la lecture de ce compte rendu aura apporté quelques réponses à vos questions.

Vous pouvez aisément franchir le pas avec ce type de bateau avant un éventuel achat en consultant le lien ci dessous et louer sur la journée un Safari pour vous faire une idée:

http://xplore-randovive.fr/canoe-kayak-eau/106-371-loc-kayak-safari-xl-gumotex-1-place.html#/26-duree_de_location-1_jour

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CORNETTO Yves

 

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