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« Photos » Les Rousses et le Petit Vouard

Les dernières pluies ayant rempli les marais, nous avons profité de cette occasion pour aller parcourir les Rousses depuis le pont de la D37 après Béon.
Au programme, remontée à contre courant de ce ruisseau pour ensuite emprunter un autre cours d’eau « Le Petit Vouard » et nous rendre ainsi par la voie des eaux jusqu’à Talissieu.

Le Furans

Le Furans,

Voilà maintenant plus d’un an que cette rivière me fait de l’oeil. Voisine du Séran, elle est beaucoup plus discrète et se laisse difficilement approcher.

En effet, le travail en amont pour repérer les abords de ce cours d’eau est délicat. Les berges du Furans sont pour la plupart privées. Il m’était donc difficile d’aborder certaines zones parfois clôturées, laissant aucune possibilité de s’approcher en voiture.

Rappel:

« Il coule entièrement dans le département de l’Ain, sur 29,4 km de longueur. Il naît au nord de la commune de La Burbanche, à proximité du lac des Hôpitaux et emprunte la direction du sud-est par la Cluse des Hôpitaux.

Le Furans baigne la ville de Belley, et se jette dans le Rhône , après avoir rencontré la dérivation de Belley, 15,1 km, sur la commune de Brens. »

Source: Wikipédia

En comparaison du Séran, son débit reste stable et régulier. Bien que son parcours total avoisine les 30km, il est préférable d’aborder le Furans en aval de la commune de Pugieu. Et pour cause, l’un de ses principaux affluents, « l’Arène » viendra renforcer significativement le débit mais également la hauteur d’eau afin d’assurer une navigation optimale sans avoir à racler constamment le fond de ce cours d’eau magnifique.

Mes amis Yannick VERICEL et Laurent NICOLET sont allés naviguer le 18 Novembre dernier avec un débit mesuré (à la station d’Arbignieu/Peyzieu) à 3,5m3/s. Je vous recommande d’ailleurs sans hésiter de vous rendre sur le site de Yannick « LyonUrbanKayak » à l’adresse suivante pour consulter leur topo:

http://www.lyonurbankayak.com/les-itineraires/topo-furans-pugieu-a-pont-de-peyzieu-15-km/

Les jours raccourcissant à vue d’oeil en cette fin d’année ne leur permettront pas de boucler leur parcours jusqu’à Brens, là où le Furans se jette dans le Rhône.

L’occasion pour moi de tenter ma chance et pourquoi pas, si les conditions le permettent (météo, créneaux horaires), de parachever leur oeuvre.

En parlant de conditions, les dernières pluies généreuses en cette fin de semaine viendront alimenter favorablement le débit afin que ce dernier flirte avec les 12m3/s.

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Un peu d’appréhension tout de même avec un tel débit, et de plus, n’ayant que partiellement repéré cette rivière, nous nous lançons malgré tout avec un ami à l’assaut du Furans en contrebas du pont de la D32A entre Pugieu et Chazey Bons.

Comme pour le Séran, on privilégiera nos kayaks Gumotex (Solar et Safari), qui seront à mes yeux parfaitement adaptés pour ce type de parcours.

Avant de prendre place avec nous à bord et au travers de ce récit, je vous inviterai à consulter régulièrement la carte associée et plus particulièrement les points kilométriques. Vous remarquerez tout de suite en zoomant dans la zone juste après le premier kilomètre, un panneau triangulaire jaune symbolisant une zone sensible, il nous faudra sortir rive gauche afin d’éviter un barrage particulièrement dangereux pour embarquer en contrebas sur la même rive. Ce sera « LE » point noir du parcours.

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barrage

Très vite, nous sommes saisis d’adrénaline à la lecture de cette rivière en amont de Chazey Bons. Ça bouge pas mal et c’est varié. Alternance entre petits seuils, quelques accélérations sur de petits dénivelés, et une couleur d’eau frôlant avec une transparence parfaite nous transportent avec délice et ce, sans aucun effort à fournir de notre part.

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Mais rapidement, à 2 km, nous voilà déjà face à notre premier embâcle. Nous sortons nos kayaks et sommes quittes pour un autre portage (le premier étant celui du barrage en aval du Km 1).

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Une fois à l’eau et quelques centaines de mètres après, se dessinent devant nos étraves les premières habitations de Chazey Bons, et curieusement, la traversée de cette commune depuis le Furans nous offre un angle de vue nouveau, agrémentant les lieux d’une beauté sans précédent. Nous sommes malheureusement rappelés à l’ordre face au monde réel à la vue de quelques berges privées ressemblant davantage à des dépotoirs pour ne pas dire des décharges sauvages, effaçant provisoirement de notre regard le côté idyllique de cette balade.

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La rivière commence à changer d’aspect au km 4. Elle devient beaucoup plus calme mais toujours aussi attrayante. Au kilomètre suivant, nous sommes comme happés par une mélodie aquatique synonyme de quelques seuils rugissants, nous invitant à les franchir et par la même occasion ajouter un peu plus de variété au parcours.

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Juste avant le Km 6, encore un autre embâcle qui nous obligera lui aussi à sortir pour porter.

Ce sera au Km 7 rive gauche, dans un champ baigné d’une luminosité généreuse reluisante au travers de quelques éclats de rosée, elles mêmes déposées sur un tapis herbeux d’un vert chlorophylle, que nous prenons la décision de faire une halte et ainsi savourer une petite pause casse croûte, profitant des derniers rayons du soleil juste avant que ce dernier ne décline pour se cacher timidement derrière un voile nuageux, annonçant malgré lui une météo capricieuse à venir.

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Les 3 kilomètres suivants ne nous offriront pas grand chose, au point même de nous lasser quelques fois. Même si la vue dégagée permet d’apercevoir le Grand Colombier au loin et son sommet partiellement enneigé, les champs agricoles jouxtant la rivière sont d’un ennui à mourrir.

Et pour ne pas arranger les choses, est ce la proximité avec l’imposante commune de Belley? Mais les quelques amas de branchages sur la rivière retiennent une quantité de déchets diverses alternant entre bouteilles en plastique, cubis de vin bas de gamme, mais également un nombre incalculable de ballons à l’effigie d’un des sports les plus populaires pratiqué par le plus grand nombre, gisant pitoyablement en ces lieux au point de rompre le charme de cette rivière. On tente malgré tout d’ajouter un peu de poésie et de joie à cette scène de désolation en s’improvisant le temps de quelques minutes une petite partie de kayak polo avec l’un de ses ballons échoué dans ces embâcles.

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Mais rapidement, une fois le Km 11 franchi, nous arrivons vers une propriété aménagée sur la rivière, domptant cette dernière au travers d’ouvrages diverses, barrages, etc…

Située sur la commune de Thoys, cette même propriété ainsi que les autres avoisinantes se gardent jalousement les abords du Furans. Et pour cause, le lieu est vraiment magique. Le ruisseau d’Armaille alimentant également notre terrain de jeu au travers de petits cours d’eau aménagés, nous offre une fois de plus une douce mélodie aquatique illustrée de courants généreux.

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En aval du Km 12, encore un autre embâcle que nous franchirons directement sur le cours d’eau au prix d’un exercice d’équilibriste sur la branche principale traversant la rivière. Il nous faudra jouer les funambules sur cette même branche pour acheminer et déplacer en aval nos kayaks.

Une fois arrivés au Km 13, changement d’ambiance sonore. Les mélodies douces de dame nature laisseront place aux notes vrombissantes d’échappements propres à la départementale 992 reliant la commune de Belley à Lyon circulant à quelques mètres de nous.

Le pont de Peyzieu au Km 15 sonnera comme une étape cruciale du parcours. En effet, le topo rédigé avec passion de Yannick s’arrête justement à ce même pont. Nous pénétrons donc une fois ce denier franchi, dans une zone inconnue pour parcourir les 3 kilomètres restants.

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La nature reprend temporairement sa place, nous faisant comprendre que la fin du parcours approche inéluctablement.

Mais contre tout attente, le Furans qui semblait se calmer reprend un peu de tonus en aval du pont de Champtel, petit hameau de Brens. Un petit seuil juste après l’ouvrage pimentera ces derniers kilomètres, ou plutôt ces dernières centaines de mètres avec des courants généreux qui se stabiliseront au Km 18 juste avant le pont de Brens qui ce dernier, une fois franchi, nous dévoilera une vue et un panorama élargis sur le Rhône et les Gorges de la Balme.

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Le Rhône, de part sa puissance et sa grandeur symbolisera la fin de cette nouvelle aventure.

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Au total, un peu plus de 18 km parcourus.

Bien que ce cours d’eau nous offre sur les premiers km une variété de paysages et de conditions de navigations riches et variées, il nous faudra progresser avec plus ou moins d’adresse au travers de branchages et d’embâcles sur les 3/4 du parcours avec un courant faible voir neutre à certains endroits.

Cependant, son niveau d’eau beaucoup plus stable que le Séran nous permettra de planifier aisément d’autres sorties sans à avoir à scruter avec inquiétude les débits enregistrés de ce dernier.

Je ne vous en dit pas davantage, et vous invite à vous délecter du regard le résumé de cette sortie en vidéo.
Bon visionnage!

CORNETTO Yves

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Vidéo: « Die Rhône »

J’ai l’honneur et le plaisir de vous proposer un extrait tiré d’un documentaire Allemand sur le Rhône « DIE RHÔNE ». Des prises de vues superbes du Rhône entre Fort l’Ecluse et Chanaz, en passant par Seyssel et le canal de Savières.

Pour les plus curieux d’entre vous, vous aurez la possibilité de visionner le documentaire complet ci dessous sur la chaîne allemande SWR:
https://www.ardmediathek.de/…/Y3JpZDovL3N3ci5kZS9hZXgvbzEx…/

Tout à commencé en Mai dernier lorsqu’une équipe de tournage (AlongMekong) a pris contact avec nous. La réalisation d’un documentaire complet sur le Rhône des Alpes Suisses à la Camargue, a permis à cette équipe de tomber par hasard sur notre blog.
Deux jours de tournage passionnants, mais également éprouvants. En effet, les vents exceptionnels particulièrement intenses nous ont contraint à stopper pour des raisons de sécurité une séance de prise de vues sur le secteur de Fort l’Ecluse. Malgré ce contre temps, ce fut une expérience hors du commun.
Je remercie Emmanuelle LAMBERT-WAGNER pour nous avoir fait confiance, mais également Rolf LAMBERT et son équipe de tournage composée d’André GÖTZMANN (caméra) et de Jens WILMS (prise de son).
Un énorme merci également à Yannick #alpinepaddle de m’avoir accompagné dans cette odyssée sur le Rhône.

Petite précision, c’est en Allemand 

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Liens à ne pas manquer:

Chaîne TV allemande SWR:
https://www.ardmediathek.de/…/Y3JpZDovL3N3ci5kZS9hZXgvbzEx…/

Site officiel de l’équipe de tournage:
https://www.alongmekong.com/

D’autres vidéos disponibles sur lien suivant:

https://kayakrhonelacs.com/videos/

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Retour d’expérience avec mon Safari

Bonjour à tous !

Comme promis, je reviens vers vous avec un nouveau compte rendu de mon expérience avec mon Gumotex Safari.

Avant de rentrer dans les détails, petit retour en arrière sur un revirement de situation quant à mon approche sur les Kayaks Gonflables. En effet, j’étais, il faut le dire assez fermé sur l’utilisation des gonflables, prétextant qu’ils étaient synonymes d’une pratique totalement amateur, débutant etc… Bref, le gros cliché du mec qui décide sur un coup de tête de se mettre au kayak et qui sans hésiter, cède à l’appel des sirènes d’une grande enseigne de sport connue de tous, proposant des KG à 300€ pour se lancer dans l’aventure.

Le « vrai » kayak à mes yeux, c’était plutôt un rigide aux lignes fines et épurées rappelant celles de leurs ancêtres groenlandais.

Je reste néanmoins fidèle à cette façon de penser, avec malgré tout quelques nuances et pas des moindres.

J’ai la chance d’habiter à proximité de belles petites rivières dont j’ai eu l’occasion en Juin dernier de faire les éloges de l’une d’entre elles : Le Séran.

Mais pour parcourir ces petits cours d’eau magiques, un kayak de mer n’est et ne sera clairement pas adapté.

Il me fallait trouver une alternative pour côtoyer de nouveaux spots. Cette interrogation donnera naissance à une relation nouvelle avec un autre bateau :

Le Gumotex Safari 330

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Je ne vais pas à nouveau présenter ce KG. J’invite, comme à l’accoutumée les plus curieux d’entre vous sur ce sujet à consulter un ancien article rédigé ici :

https://kayakrhonelacs.com/2019/07/21/vers-de-nouveaux-horizons/

Voilà maintenant quelques mois que je vis des choses incroyables avec ce bateau !

Tout d’abord, soyons francs. Même si sur le site officiel du fabriquant le Safari était présenté comme un kayak de randonnée, je dirais plutôt qu’il a surtout été conçu pour l’eau vive.

Après quelques essais sur le Rhône et le bassin de Yenne, nous avons décidé sans retenue d’aller affronter les eaux de la Durance. Une rivière idéale pour s’initier à l’eau vive. Avec un petit passage en classe III / IV (La vague du Rabioux).

Une expérience incroyable et superbe avec quelques petites gamelles mais sans gravité. On commence d’ailleurs à apprécier pleinement le côté peu encombrant du gonflable. Une fois rangés dans leurs sacs, leurs volumes minimisés nous permettra même de profiter d’une navette retour organisée par une équipe de rafting. Chose qui nous aurait été impossible si nous avions eu à transporter des rigides.

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Un point tout de même qu’il ne faut pas négliger avec les gonflables, c’est le contrôle régulier de la pression d’air. En effet, en cas de fortes chaleurs, comme ce fut le cas cet été, la température ambiante élevée a pour effet de dilater l’air à l’intérieur des boudins. La pression augmentera rapidement au risque de faire éclater ce même boudin. Cela dit, ce risque est à prendre en considération que lorsque le kayak est à terre. Une fois sur l’eau, la température plus fraîche de cette dernière diminuera, voir supprimera significativement ce phénomène.

Dans le cas du Gumotex Safari 330, il existe plusieurs compartiments d’air.

  • Le plancher, qui lui est équipé d’une valve de surpression. Aucuns soucis de dilatation d’air. L’excédent s’échappera par cette même valve.
  • Les 2 boudins latéraux quant à eux devront être régulièrement contrôlés une fois à terre en faisant chuter légèrement la pression afin d’anticiper au mieux le phénomène de dilatation d’air.
  • Le siège et les cales pieds devront eux aussi être contrôlés avec davantage de vigilance étant donné que même lorsque le kayak est sur l’eau, ceux ci ne sont pas en contact direct et ne se refroidiront pas aussi efficacement que le reste du bateau.

Des opérations qui peuvent en théorie en rebuter certains, mais avec la pratique, ce sont des automatismes qui s’acquièrent rapidement sans contraintes particulières. Et de plus, ces opérations ne se feront que dans les mois les plus chauds (Juillet Août) ou en cas de canicule. Le reste de l’année, pas d’inquiétude à avoir.

Voilà pour le « petit » côté obscur du Safari, qui de toute façon s’appliquera à n’importe quel KG de toutes marques.

J’avais survolé rapidement les accessoires fournis avec le bateau lors de ma séance « unboxing » proposée dans l’article suivant :

https://kayakrhonelacs.com/2019/07/21/vers-de-nouveaux-horizons/

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Concernant la dérive, je ne m’étalerai pas davantage pour diverses raisons. Elle peut être très pratique pour rendre le kayak directeur et s’économiser ainsi de mouvements de pagaie supplémentaires, synonyme d’un vrai supplice pour le kayakiste débutant désireux de remettre son bateau dans le « droit chemin ». Dans le cas de notre utilisation en eaux vives, je déconseille fortement de monter cette dérive. Le kayak dans ces eaux tumultueuses aura besoin d’être réactif et manœuvrable, mais surtout, si la hauteur d’eau est faible, cette même dérive accrochera au risque d’arracher le fond du bateau.

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Nous n’avons, et ce, malgré avoir raclé le fond des rivières et accroché quelques branchages, toujours pas eu recours au kit de réparation fourni avec le Safari.

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Le petit embout de gonflage nous est pour l’instant d’aucune utilité. En effet, la K-Pump K100 et son adaptateur caoutchouc remplie pleinement sa fonction. De plus elle est rapide et facile à mettre en œuvre. Seul petit bémol, être rigoureux sur l’inclinaison de cette dernière quant au gonflage des boudins latéraux. L’espace plus restreint nous obligera à tenir fermement la partie avant de la pompe afin que l’embout ne se déboite pas de la valve pendant l’acheminement de l’air. Rien de bien méchant, mais il faut en être conscient au départ pour s’économiser d’un pompage fastidieux par la suite. Mais rien ne vous oblige à opter pour la K100. Une pompe classique raccordée à l’embout Gumotex fera parfaitement l’affaire sans contraintes particulières.

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L’éponge fournie est vraiment pratique et permet, une fois le kayak partiellement séché, d’évacuer tout résiduel humide afin de le ranger et de le stocker dans les meilleures conditions.

Pour ce qui est de la pratique maintenant.

J’apprécie à mesure de mes sorties la facilité et la rapidité de préparation du kayak. En moins de 10 min. Oui, vous m’avez bien lu : Moins de 10 min, le siège, le cale-pied et les 3 compartiments principaux sont gonflés. Le Safari étant plus court que le Solar, le volume d’air est par conséquent diminué et donc plus rapide à acheminer. Pour optimiser ce temps de préparation, j’ai choisi de laisser les sangles cale-cuisses, le siège et le cale-pied solidaires du kayak.

Le sac étanche très pratique me permettra de garder mes affaires de rechange au sec. Je le range à l’arrière du bateau. Le filet en croisillons assurera un maintien sans failles du sac, même en cas de dessalage. Et pour davantage de fiabilité, j’attache également ce même sac à la poignée de portage arrière à l’aide d’un mousqueton.

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Une fois à l’eau, c’est un véritable jouet d’une manœuvrabilité incroyable. Vif et réactif. On a beau être plus haut sur l’eau qu’avec un kayak de rivière rigide, la stabilité est au rendez-vous. Sa coque légèrement gironnée s’adapte à merveille dans les rapides de classe II/III. Dans ces mêmes rapides justement, lorsque les vagues éclaboussent la proue et remplissent l’intérieur du bateau, la quantité d’eau présente n’altère en rien la stabilité, et de plus, va s’évacuer rapidement au travers des trous auto-videurs situés sur les flancs du Safari. Le temps de vidange annoncé par le constructeur (moins de 20 secondes) est largement respecté.

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Concernant le confort de navigation. Je reste toujours dans un programme de rivière et non de randonnée sur plusieurs heures comme j’ai l’habitude d’en faire en kayak de mer. Sur une descente de 2 ou 3 heures, je n’ai ressenti aucune courbature ni de mal de dos ou de crampes diverses. Le siège et plus particulièrement le dossier beaucoup plus volumineux que celui du Solar apporte un réel confort.

Malgré sa petite taille, ce bateau dispose de deux compartiments de rangements. J’ai déjà développé un peu plus haut celui situé à l’arrière très spacieux. On en aura un autre similaire avec également un filet en croisillons à l’avant. Beaucoup plus petit certes mais qui permettra d’attacher pourquoi pas un autre sac étanche afin de partir pour la journée. Je caresse l’espoir sous réserve de bien optimiser mon matériel, de pouvoir randonner avec ce kayak en rivière sur 2 ou 3 jours… A méditer…

Je me projette maintenant sur des sorties en quasi-autonomie côté logistique. L’idée serait de pouvoir (une fois la rivière descendue) revenir à mon point de départ à pieds et ce, avec le kayak rangé dans le sac.

Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai profité des dernières pluies intenses et tant attendues pour pouvoir à nouveau naviguer sur le Séran et mettre en pratique ce concept.

Un débit généreux qui m’a permis par la même occasion d’appliquer les quelques bases d’eaux-vives acquises lors d’un stage de 2 jours au bassin de St Pierre de Bœuf encadré par Yannick VERICEL de Randovive. Je mets d’ailleurs ce compte rendu entre parenthèses pour justement prendre le temps de vous parler un peu d’eau vive. Je n’ai aucune prétention de vous faire la morale, mais sachez une chose :

La pratique en eau calme (lacs et rivières calmes), largement répandue, ne nécessite pas forcément de technique particulière pour peu que l’on sache nager et d’être équipé au minimum (gilet d’aide à la flottabilité, etc…). En effet, aucun mouvement parasite ne viendra gâcher votre progression sous réserve de naviguer dans de bonnes conditions météo (pas de vent, etc…). Rapidement vous allez prendre du plaisir et « progresser » à votre rythme.

La pratique en eaux-vives quant à elle ne s’improvise pas. Certains risques sont bien réels et une connaissance minimum est requise avant de s’engager dans une rivière quelle qu’elle soit. Je ne vais pas vous faire de cours ou remplacer un moniteur diplômé d’état. Juste souligner que si jamais vous souhaitez franchir le pas, passez par la case « formation ou stage ». Une journée ou deux vous apportera beaucoup et vous permettra de vous faire plaisir par la suite.

Le plaisir justement. Revenons-en au Séran, qui décidément n’a pas fini de me surprendre. Propulsé par ses 22m3/s j’ai pris un pied énorme à lire dans cette rivière et débusquer le moindre contre-courant me permettant de faire durer le plaisir dans les quelques rapides rencontrés. Le Safari est joueur, et l’envoyer dans ces vagues est un pur délice. J’ai enchaîné sur une semaine pas moins de 4 sorties.

C’est à l’issue de l’une d’entre elles justement que j’ai décidé de revenir à pieds avec mon matériel sur le dos. J’avais un parcours pédestre de 5 km à réaliser. Pour être franc avec vous, je pense sincèrement que c’est jouable avec seulement que le kayak dans le sac. Je dis bien « que le kayak ». Car oui, il faut bien l’avouer, dans un cas concret comme celui-ci, il faudra ajouter la pagaie, le casque, le gilet, mais également les affaires de rechange (chaussures, pantalon, etc…). Tout ce matériel mis bouts à bouts ajoutera un poids considérable à la charge totale. Et là clairement, le sac étanche n’est pas du tout adapté pour réaliser une telle distance, les bretelles sont standards, et au bout de 2 km, on ressentira rapidement des crampes au niveau des trapèzes. Il aurait été souhaitable pour ce type de pratique, d’avoir sur le sac étanche une sangle ventrale et quelques mousses confort sur les bretelles d’origine afin de mieux répartir la charge sur le corps. Mais bon. Disons que sur ce cas bien précis je pousse l’expérience un peu loin.

Pour aller plus loin justement dans ce retour d’expérience, j’ai, au cours de notre stage en eaux-vives acquis quelques repères me permettant de « comparer » le Safari à un kayak d’eaux-vives rigide. Sur ce dernier, le constat est sans appel. Le calage à l’intérieur de l’embarcation est d’une précision redoutable. Le moindre mouvement des hanches transmet directement les informations nécessaires au kayak pour gîter, manœuvrer, bref, on ressent pleinement cette symbiose avec notre embarcation.
Sur le Safari, le calage grâce aux sangles cale cuisses permet de nous « rapprocher » de cette précision sans pour autant l’égaler. Mais une fois de plus, là où ce KG tirera son épingle du jeu par rapport à son homologue rigide sera dans sa capacité à se remettre rapidement en piste à la suite d’un dessalage ou autre incident du même genre. En effet, là où un kayak rigide rempli d’eau, dont il faudra évacuer manuellement une quantité importante avoisinant un chiffre à 2 zéros, synonyme d’un poids énorme à tracter jusqu’à la berge, le Safari, de part ses trous auto-videurs, évacuera rapidement ce surplus d’eau sans que l’on ait le moindre effort à fournir.

Voilà donc mes premières impressions sur ce bateau fantastique. Je n’ai malheureusement pas réussi à synthétiser davantage ce ressenti au travers de cet article. Peut être ai-je égaré certains lecteurs qui auront préféré abandonner et ne pas connaître la suite. Pour les plus courageux, ou pourquoi pas, les plus passionnés, j’espère sincèrement que la lecture de ce compte rendu aura apporté quelques réponses à vos questions.

CORNETTO Yves

 

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Rhôn’ Ô Lac

– Marie, Natalie, Bergamote, Christine, Sylvaine, Bernard, Jean-François, Nicolas, Adrien, Eric, Tom, Vincent et son fils, Valério, Yvan –

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Si de manière conventionnelle, il est d’usage de ne citer ces personnes qu’en fin de récit, reportage ou autres formes de narration, je choisis volontairement de violer ces règles fondamentales afin de mettre en lumière tous ces bénévoles qui dans l’ombre déploient une énergie incroyable, et qui ont pris sur leur temps libre pour que nous autres participants, puissions apprécier comme il se doit cet événement formidable que je m’empresse sans plus attendre de vous conter le plus fidèlement possible.

Il y a maintenant quelques mois, un ami me fait parvenir un lien web, symbole d’un événement pour le moins surprenant.

http://www.rhonolac.fr/

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L’architecture de ce nom de domaine résultant d’un assemblage très astucieux de deux mots qui me sont pour le moins familier me ferait presque penser à l’étymologie de mon propre blog « Entre Rhône & Lacs ». Je me hâte d’un clic de souris, et me rends expressément sur le site associé.

Arrivé à destination, je reconnais rapidement le logo du club de « Chambery Le Bourget Canoë Kayak ». En image de fond, j’aperçois l’Abbaye d’Hautecombe avec en premier plan une série de mots dont quelques-uns, se démarquant, illustrent à la perfection mon terrain de jeu :

« Lac du Bourget » – « Canal de Savières », et le plus beau à mes yeux : le « Rhône » !

Je repense aux anciens événements incontournables de l’époque : « Le Marathon du Haut Rhône », ou alors « La Translac ». Deux rassemblements, organisés, si mes souvenirs sont bons par Pierrot DESCOTES.

A la seule différence, et pas des moindres, que l’évènement qui aura lieu en Septembre prochain sera une manifestation non compétitive. Oui, vous m’avez bien lu :

« NON COMPETITIVE ».

Je ne rêve pas… Tout est clairement stipulé dans le règlement disponible sur le site. Sur ce même site trônent d’ailleurs fièrement, parmi les autres partenaires, les quatre lettres de la Fédération Française de Canoë Kayak qui attisent encore d’avantage ma curiosité et mon incompréhension.

Comment la FFCK, arborant fièrement la compétition, les résultats, etc… au détriment de la pratique loisir telle que nous la connaissons s’intéresserait subitement à un évènement de ce genre ?

En ma connaissance, et d’après les retours de beaucoup de kayakistes ayant fréquenté quelques clubs de la région affiliés à la FFCK, cette dernière ressemblerai à s’y méprendre à une entité comparable à un ogre tentaculaire, se délectant frénétiquement de toutes les activités liées à la compétition (course en ligne, slalom, etc…) et régurgitant avec un mélange de mépris et de dégoût les activités liées au loisir.

Très vite, je repense à une discussion passionnante que nous avions engagé sur le forum-kayak 3 ans auparavant. Je ne vais pas rentrer dans les détails au risque de sortir du sujet initial de ce récit, mais, comme à l’accoutumée, j’inviterai les plus curieux d’entre vous à consulter ce lien :

http://www.forum-kayak.fr/index.php/topic,10060.msg101094.html#msg101094

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En parlant du forum justement, il ne me faudra pas attendre plus longtemps pour faire la connaissance de Guigalis73, alias Yvan. Inscrit l’année dernière au club de Chambéry le Bourget dans la section loisir.

Une section qui lui, et d’autres pratiquants tiennent à mettre en valeur par l’intermédiaire justement de « Rhôn’Ô Lac ».

Malgré mon indépendance et mon côté « électron libre » dans ma pratique du kayak, je me décide malgré tout de prendre contact avec Yvan pour en savoir un peu plus sur ce qui nous attendra en Septembre.

Rapidement, le clavier laissera place à des conversations téléphoniques passionnantes avec même à la clé une sortie en commun dans l’un des plus beaux spots que peux nous offrir le Rhône :

La réserve du Haut Rhône.

J’en apprends un peu plus sur cette fameuse section loisirs bien décidée à valoriser sa philosophie du kayak de randonnée. Il est d’ailleurs dommage que l’activité ne soit pas davantage mise en avant sur le site officiel du club.

Espérons que l’événement « Rhôn’Ô Lac » change la donne.

Nous voilà donc à la date tant attendue :

Samedi 14 Septembre 2019

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Après avoir pris nos emplacements au camping de Conjux, on rejoint rapidement la plage.

Sur place, le stand principal où les bénévoles du club nous distribuent notre panier cadeau. A l’intérieur, une serviette micro fibres à l’effigie de l’événement, accompagnée de magazines et flyers sur les lieux touristiques incontournables à proximité.

Trois tickets de différentes couleurs nous sont remis également.

  • Un pour justifier de notre inscription à l’événement et ainsi bénéficier d’un titre gratuit pour visiter l’Abbaye d’Hautecombe.
  • Le deuxième, qui nous permettra de nous restaurer le soir.
  • Le rôle du dernier ticket sera similaire, mais pour le repas du lendemain à midi.

D’autres stands sont également présents:

  • Attitude Outdoor, magasin de kayak, SUP etc… situé à Thonon Les Bains présente quelques modèles de kayaks et canoës de la marque Gumotex ainsi que des Paddles gonflables. J’aurai d’ailleurs l’occasion d’échanger un peu avec Laurent NICOLET venu prêter main forte au gérant du magasin.
  • Un peu plus loin, un autre stand occupé par Philippe, qui réalise à ses heures perdues des pagaies traditionnelles en bois. Pagaies similaires à mon Alpine Paddle que j’utilise depuis bientôt 2 ans.

L’ambiance générale flirte avec une convivialité sans précédent. On est loin, très loin de cette « oppression » que l’on peut parfois ressentir quelques secondes avant le départ d’une course ou tout autre compétition.

Une majorité de kayaks de mer et Sit On Top sont présents. Accompagnés de quelques gonflables, canoës, et paddles.

Tous prennent la direction de l’Abbaye d’Hautecombe aux alentours des 14h00. Un trajet que je connais depuis maintenant quelques années.

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Pas de timing à respecter, chacun voguera à son rythme sur la partie nord du lac.

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Débarquement sur une petite plage juste en dessous de la Grange Batelière, où nous sommes accueillis par quelques bénévoles nous aidant non seulement à débarquer, mais également à porter nos kayaks afin de les ranger côtes à côtes et permettre ainsi au plus grand nombre d’apprécier comme il se doit la visite de l’Abbaye.

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Autre détail, un vestiaire est mis en place, nous permettant de troquer aisément notre look de kayakiste contre un autre, beaucoup plus conventionnel pour visiter l’exposition sur les Ducs de Savoie à la Grange Batelière et l’Abbaye d’Hautecombe.

Il nous faudra cependant respecter l’horaire de rassemblement prévu vers 18h30 pour le briefing de la navigation nocturne qui doit commencer vers 21h00.

En effet, tout l’intérêt de l’événement « Rhôn’Ô Lac », sera de pouvoir naviguer de nuit. Quand à la date du 14 Septembre, elle n’a pas été choisie au hasard. Le calendrier lunaire a été consulté au préalable par l’organisation pour nous permettre de pagayer à la pleine lune.

Cet événement convivial me permettra également de faire connaissance avec de nouvelles têtes.

Je pense à ce trio Helvétique: Xavier, Yves, et Coralie, venus tout droit de Genève avec leurs kayaks pliants.

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C’est d’ailleurs l’originalité de leurs embarcations qui a joué le rôle de catalyseur dans notre rencontre. Je les revois au loin, acheminant jusqu’à la plage avec une facilité déconcertante leurs kayaks à l’épaule, synonyme d’un poids plume par rapport à une longueur proche des 5,20m. J’évoquais dans ma tête le Wisper de Feathercraft. Une fois la conversation engagée, il se révélera que leurs bateaux sont de la marque Nortic. Un fabriquant Allemand qui propose une gamme très intéressante de kayaks pliants.

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Leurs modèles, l’Argo, est un kayak d’expédition qui leur a permis de parcourir une grande partie de la baie de Disko au Groenland.

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Je ne vous en dis pas davantage et vous invite sans plus attendre à vous rendre sur le blog riche en informations et rédigé avec passion de Xavier:

https://diskooooooo.blogspot.com/

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Voilà ce que je suis venu chercher pendant cette manifestation. Si il est évident que côté spot de navigation, le coin n’a plus grand chose à m’apprendre, j’avais dans l’espoir de pouvoir rencontrer et échanger avec d’autres kayakistes pendant ces deux jours.

Mais ce qui enfoncera le clou, sera ma rencontre avec Fred. Un kayakiste passionné qui habite à seulement 2 km de chez moi. Il a à son actif plusieurs sorties en mer, mais également sur les rivières du coin que j’ai déjà pu parcourir comme le Séran. Il a également réalisé le parcours du Furans, une rivière que je convoite depuis bientôt 2 ans. Une discussion engagée et passionnante avec un flux d’informations à la seconde dépassant toutes mes espérances, prend forme entre nous.

Le briefing pour la navigation nocturne commence. Un tube de cyalume nous sera remis, accompagné de quelques consignes de bases sur la sécu.

Une fois terminé, nous passons au traditionnel apéritif. Ce dernier, à ma grande surprise nous est offert par l’organisation. Je repense à quelques amis sceptiques quand au tarif d’inscription et qui n’ont pas oser franchir le pas. Tant pis pour eux. Nous passons maintenant au repas, et c’est avec une énorme et délicieuse croziflette réalisée par le traiteur Prest’Assiette que nous nous délectons. L’organisation du repas est d’ailleurs gérée de manière astucieuse. Une fois le ticket remis, le plat nous est servi dans une assiette en porcelaine blanche. La croziflette terminée, il nous faudra rendre cette assiette pour bénéficier du dessert et du café.

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21h00

Nous prenons place dans nos kayaks pour une destination similaire à ce que l’on a pu faire dans l’après midi.

Je me remémore le programme du site officiel:

« Navigation à la pleine lune vers la grotte Raphaël et l’Abbaye d’Hautecombe ».

Contre toute attente, une fois la digue du Château de St Gilles franchie, nous sommes comme happés par une musique jazz venue tout droit de la nouvelle Orléans. Elle nous guide vers une barge sur laquelle trônent les musiciens du groupe:

« Red Pepper Sauce ».

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Chaque kayakiste prend place autour de cet univers presque irréel. Nous sommes tous agglutinés, comme hypnotisés par non seulement cette musique, mais également par cette ambiance surréaliste. Nous nous laissons dériver lentement à mesure que nous apprécions chaque morceau du groupe. Volontairement ou non, les kayaks se mélangent les uns aux autres. Le spectacle global ressemblerait à s’y méprendre à un ballet d’aimants s’attirant et se repoussant avec douceur au rythme de la nouvelle Orléans.

Malheureusement, la faible luminosité et le peu de matériel dont je disposais à bord, ne me permettra pas d’obtenir des clichés de qualité. Même si elles sont à des années lumière de pouvoir rendre hommage à cet événement incroyable, je vous propose néanmoins quelques photos floues pour vous donner un petit aperçu de cette ambiance.

Le concert terminé, nous retournons tous à notre camp de base sur la plage de Conjux.

Encore une fois, l’organisation et les bénévoles sauront nous surprendre en nous offrant un bon vin chaud.

Tout a été pensé jusqu’au bout. Inutile de s’encombrer à cette heure ci de nos embarcations. Il nous faudra juste les acheminer à l’intérieur du terrain de tennis de la commune situé à une dizaine de mètres de la plage. Ce dernier sera fermé et surveillé par des bénévoles qui dormiront à proximité.

Dimanche15 Septembre 2019

Rendez vous à 9h30 pour une navigation matinale sur la partie Nord du lac et sur le canal de Savière pour rejoindre Chanaz. Comme pour la veille, chaque kayakiste évoluera à son rythme.

Une fois la commune de Chanaz franchie, rendez vous sur la rampe de débarquement du barrage de Savières (Frontière entre le canal de Savière et le Rhône).

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Le site, désert habituellement, sera garni d’un chapiteau et de tables pour le repas de midi.

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Des toilettes sèches installées à l’occasion sont même à disposition.

Une fois de plus, le traiteur officiel Prest’Assiette sera nous surprendre grâce à un plateau repas garni avec générosité. Nous dégustons tous notre repas avec une vue imprenable sur le canal de Savières, le Rhône et le Grand Colombier trônant fièrement au loin.

Pour cette dernière partie de l’événement, deux solutions s’offrent à nous.

  • Ceux qui le souhaitent peuvent remonter le canal de Savière et rejoindre la plage de Conjux pour clôturer la journée.
  • Quand aux autres, il leur sera possible de naviguer sur le Rhône en aval du barrage de Savière et rejoindre Lucey, terminus de la balade.

Mon amour pour le Rhône me poussera à choisir sans hésitation la deuxième option. J’en profite pour convaincre mes amis Suisses rencontrés la veille et leurs bateaux fantastiques de venir nous rejoindre pour cette mini expédition. Hésitants au départ, ils cèderons devant mes arguments passionnés faisant hommage à ce fleuve que j’apprécie tant.

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Et c’est encore une fois aidés par les bénévoles de l’association que nous acheminons nos kayaks à l’embarquement prévu en contrebas du barrage. Nous en profitons pour remercier chaleureusement toute l’équipe et les bénévoles présents qui ont su rendre ces instants magiques avant de nous engager vers un Rhône qui se sera mis sur son 31 pour nous offrir d’excellentes conditions de navigation.

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En effet, une eau calme, lisse et silencieuse nous portera tranquillement vers les grondements du seuil de Fournier. Habituellement, en sortie de barrage, cette même eau est trouble, voir laiteuse. Mais l’absence de pluie depuis bientôt plusieurs semaines nous offrira une transparence certes timide, mais suffisante pour que l’on puisse entrevoir le fond du lit tapissé de galets ronds et lisses que seul le Rhône sait nous offrir.

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Une fois le seuil franchi, j’invite mes compagnons à rejoindre la lône de Moiroud. Un trésor réservé aux avertis. Seul et sans repères, le kayakiste lambda se contentera de rester sur le tronçon principal du fleuve sans même s’apercevoir qu’il sera passé à côté de l’entrée de la lône.

Le Rhône s’incline légèrement, nous offrant quelques dénivelés, synonymes de petits courants et d’accélérations, variant le parcours avant d’entrer dans cet endroit magique:

La lône de Moiroud.

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Anciennement, le Séran se jetait directement dans le Rhône. Mais les aménagements de la CNR dans les années 70 ont contraint cette rivière à passer dans un siphon artificiel situé en dessous d’un canal aménagé pour ressortir et rejoindre le Rhône en servant d’affluent à la lône de Moiroud circulant à proximité.

C’est une fois à l’intérieur de ce sanctuaire que nous apprécierons les premières couleurs timides de l’automne. En effet, le feuillage de quelques arbres d’un vert pourtant intense, commence à varier légèrement vers quelques teintes jaunâtres. Notre trio Helvétique, habitué au Rhône à proximité de Genève se laissera apaiser par la magie du Rhône en ces lieux. L’eau qui était en amont légèrement transparente deviendra cristalline. A tel point que la faible profondeur mélangée à cette même eau flirtant avec l’invisible nous ferait presque croire que nous lévitons sur les galets. L’ombre de notre embarcation se reflétant directement sur ces derniers avance à mesure de notre progression tel un oiseau volant près du sol.

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Nous rebrousserons chemin pour rejoindre le tronçon principal.

La vue sur le vignoble de Jongieux que nous pouvons apercevoir en amont du pont de Lucey est juste splendide.

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Cette même vue symbolisera la fin de notre petit voyage. Une fois le pont franchi, nous débarquerons rive gauche en amont du seuil de lucey pour réaliser la navette de retour.

L’événement « Rhôn’Ô Lac » s’achèvera pour nous.

Que dire de ces deux jours et de cette manifestation non compétitive?

Une énergie incroyable déployée par une équipe de kayakistes de loisirs passionnée. Beaucoup de doute et de stress pour l’organisation d’après ce que j’ai pu échangé avec Yvan. Mais sachez que vous avez été largement à la hauteur voir au delà. Préparez vous pour l’année prochaine… Quelque chose me dit que le nombre de participants risque d’augmenter de manière exponentielle.

Je vous dit donc un grand bravo à vous tous! Très heureux d’avoir pu faire votre connaissance et j’espère sincèrement que nous aurons l’occasion de se rencontrer à nouveau sur l’eau!

Rendez vous pris pour 2020!

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CORNETTO Yves

L’album photos complet:

 

 

Vers de nouveaux horizons

Ceux qui ont suivi le dernier compte rendu « Le Séran et ses Secrets » de notre Blog ont forcément remarqué notre attrait récent sur la navigation en KG (Kayak Gonflable).

Bien que le kayak de mer occupe et occupera toujours une place importante dans notre pratique, nous avons néanmoins décidé de changer radicalement de cap afin d’explorer de nouveaux spots et cours d’eau que peut nous offrir notre belle région « Entre Rhône & Lacs ». 

Je vous invite donc, non pas à vivre par procuration une nouvelle aventure sur l’eau, mais plutôt à découvrir ces nouveaux jouets venus d’ailleurs qui nous offrirons un complément de navigation non négligeable.

Je reprends le fil des événements suite à notre dernière sortie sur le Séran en Juin dernier, qui a agit comme un catalyseur. En effet, l’issue de ce parcours mémorable m’a poussé à en savoir davantage sur ces bateaux quitte à investir dans un modèle plus petit que le Solar afin de gagner en poids et m’économiser d’une logistique fastidieuse.

Il s’agit ni plus ni moins du Safari de la gamme Gumotex.

Présenté initialement comme un bateau de randonnée sur le site officiel, il a l’avantage par rapport aux autres modèles d’être auto-videur. Un détail important qui faisait cruellement défaut au Solar et qui nous obligeait à nous arrêter pour vider le kayak lorsque ce dernier était rempli d’eau. De plus, il est même conçu pour affronter des rivières de classe IV. Ses sangles cale cuisses permettent justement un contrôle précis sur la gîte.

J’avais en Décembre dernier fait connaissance avec ce petit jouet d’une maniabilité remarquable, et cette expérience m’avait laissé des souvenirs impérissables.
Pour les retardataires, je vous invite à consulter le compte rendu de cette navigation hivernale.

Après moulte hésitations, nous décidons, Lionel et moi-même de franchir le pas et de commander 2 Safaris chez Randovive.

Afin de faire plus ample connaissance avec ce nouveau kayak, je vous propose ma première séance d’Unboxing :

Nous y sommes enfin. Après avoir réceptionné les deux colis via Randovive, nous allons faire connaissance avec ce nouveau bateau prometteur. Pour commencer, voici le carton d’emballage à l’effigie de la marque « Gumotex »

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Une fois ouvert, le sac à dos étanche Gumotex dans lequel se trouve le kayak. Très pratique car une fois le bateau gonflé, il pourra être utilisé pour stocker nos affaires sensibles à l’humidité pendant la navigation.

Avant d’aller plus loin, je tenais également à vous présenter la « K-Pump K100 ». J’avais eu l’occasion de la tester lors d’essais de canoës Gumotex et je l’avais trouvée plus pratique pour gonfler le bateau qu’une pompe classique.

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Elle est fournie avec une housse de rangement et divers embouts. Je ne sais pas si c’était fait exprès mais celui fixé d’origine correspond pile poil aux valves du Safari.

Revenons donc sur notre sac étanche. A l’intérieur se trouve le kayak plié dans du papier à bulles, une boîte bleue contenant un kit de réparation en cas de crevaison, mais également un embout compatible avec les pompes à pied, une éponge, une dérive, et un sac filet dans lequel on trouvera les sangles cales cuisses que l’on développera plus tard…

Une fois déballé, il faudra avant d’aller plus loin, de fixer le siège à l’aide de deux cordes noires, avec lesquelles on adaptera l’une des extrémités des sangles cales cuisses.

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Une fois ces dernières fixées, passer l’autre extrémité dans la bride de réglage à l’avant du kayak. On en profitera pour fixer également le cale pieds.

A cette étape, la K-Pump K100 entre en action. Je commence par le fond du kayak. Aucun soucis, l’embout s’emboite parfaitement et le gonflage se fait avec une rapidité remarquable.

Le gonflage des boudins latéraux se complique un peu avec la K100. Il faut vraiment trouver le « bon » angle pour que la pompe reste bien emboîtée pendant l’opération. Un peu galère au début, mais avec un peu d’habitude et après quelques sorties ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

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Une fois les trois compartiments gonflés, reste plus qu’à ajuster les sangles cale cuisses ainsi que la pression du dossier du siège pour un confort optimal.

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Reste plus qu’à tester tout ça!

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Dimanche 30 Juin 2019

C’est à l’occasion d’une sortie organisée à l’improviste via le site www.forum-kayak.fr que je vais pouvoir faire mes premiers pas avec ce Safari.

Pour information, j’ai pris le soin de ne pas démonter le siège du kayak et les sangles lorsque j’ai replié le bateau. Ce qui me fera gagner un temps considérable pour la préparation du kayak.

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Pour le lieu, ce sera la réserve naturelle du Haut Rhône pour un parcours d’environ 8 km. Une distance volontairement réduite à cause de la météo. Pas de mauvais temps annoncé, c’est même tout le contraire. La région est en vigilance canicule et les températures à l’ombre sont annoncées aux alentours des 40°c en milieu de journée. L’horaire sera même avancé pour une mise à l’eau sur le coup des 6h30.

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Rendez vous donc avec Hugo à 5h30 pour laisser une voiture à l’arrivée et nous rendre sur le point de départ avec l’autre véhicule. Le temps de prendre un bon café et nous voilà en route.

Malgré l’horaire très matinal, nous nous sentons déjà alourdis sous le poids écrasant de cette chaleur.
Hugo possède également un kayak Gumotex: Le SeaWave. Il va d’ailleurs lui même inaugurer son nouveau bateau.

Je regarde les deux sacs de rangements stockés l’un contre l’autre à l’intérieur du coffre de la voiture pour me rendre compte à quel point la logistique est beaucoup plus souple à organiser.

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6h30

Sous le pont de la Bruyère, une fois sortis de leurs sacs, nous « déroulons » nos bateaux avant de leur administrer les quantités d’air nécessaires pour leur donner leur forme définitive. Je suis impressionné par la rapidité de la préparation de mon Safari. J’estime guère plus de 5min le gonflage du fond et des boudins latéraux ainsi que le siège et les cales pieds. Mon Solar, de taille plus imposante nécessitait une bonne dizaine de minutes.

Sans plus attendre, nous nous lançons sur le bras principal du Rhône.

Comme je pouvais m’y attendre, la navigation n’a rien à voir avec un kayak de mer. Si le gain en maniabilité est indéniable, je ne peux pas en dire autant de l’inertie. J’arrête à peine de pagayer que le bateau tourne sur lui même. La vitesse bien que plus lente n’est pas médiocre pour autant. On arrive malgré tout à tenir un rythme raisonnable pour se faire plaisir sur de la petite randonnée comme nous allons le faire aujourd’hui.

Une fois à l’intérieur des lônes, ce petit kayak va me montrer une bonne partie de ses atouts grâce à sa maniabilité remarquable, qui me sera d’une grande aide pour me « faufiler » au travers des branchages, et autres obstacles dans ces petits cours d’eau.

Huit kilomètres qu’on aura négocié assez rapidement. Peut être même un peu trop rapidement justement pour que je puisse apprécier davantage mon Safari.

 

Dimanche 7 Juillet 2019

Une semaine s’est écoulée, et je vais pouvoir à nouveau tester d’autres capacités de mon Safari, pour ne pas dire « ses » capacités principales pour lesquelles il a été conçu: La navigation en eaux vives.

Ne pratiquant pas en club, il me sera difficile d’apprendre les fondamentaux nécessaires pour évoluer correctement et en toute sécurité dans cet univers qui m’est pour l’instant inconnu.
Mais c’était sans compter sur la générosité incroyable de Laurent NICOLET avec qui j’ai pu organiser cette sortie la veille au dernier moment.

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Laurent NICOLET, pour ceux qui ne le connaisse pas encore, c’est un personnage charismatique de la pratique en eaux vives et en raft, mais également un passionné des rivières de France qui a d’ailleurs écrit un ouvrage « Rivières nature en kayak gonflable » disponible aux éditions « le Canotier ». Sa passion va bien au delà des frontières car il a également parcouru le Grand Canyon.

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Pour être bref et sans aller dans les détails, je vous propose de visionner la vidéo ci dessous dans laquelle il se déchaîne dans ce fleuve qui paraît indomptable à bord justement d’un Gumotex Safari.

Rendez vous donc à 8h30 sur le parking à proximité du camping de Yenne.

Au programme, descente du Rhône sur un peu plus d’un kilomètre pour rejoindre le bassin d’eaux vives.

Une fois sur place il nous faudra se « familiariser » avec la rivière (artificielle) et apprendre à lire les courants.

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Pour « démystifier » cette « peur » ancestrale que nous avons nous, novices de ces courants incroyables, il nous faudra comme le dit l’expression qui n’a jamais pris autant de sens ce jour là:

« Se jeter à l’eau »

Une étape de l’apprentissage fondamentale, qui aura pour effet d’annihiler nos préjugés sur les rivières.

Une fois à l’eau, on se laissera porter par les courants jusqu’à saisir les contres courants pour rejoindre la rive.

Malgré beaucoup d’appréhension au départ, on se prendra rapidement au jeu, quittes à recommencer tels des enfants surexcités devant le superbe toboggan nautique d’un parc d’attractions. A la seule différence que l’on s’économisera d’un billet d’entrée au prix bien souvent astronomique, mais également de la file d’attente interminable avant de goûter aux plaisir d’être propulsés par ces courants.

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On choisira dans un premier temps de travailler les fondamentaux de la navigation en eau vive en aval du bassin, et faire par la même occasion connaissance avec des mots que j’avais déjà entendu par le passé, mais qui raisonnaient dans ma tête comme du chinois:

Les « Bacs », les « Stops » et les « Reprises » de courants.

Rapidement, on se surprend tous à pouvoir, tels des truites ou des saumons, remonter le courant et jouer avec.

On appréciera les sangles cales cuisses qui, une fois bien réglées nous permettrons d’avoir un contrôle précis sur nos Safaris.

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Sur la fin de la séance, on tente même une descente avec plus ou moins de succès sur une partie du bassin d’eaux vives.

On finira la séance par une balade dans les Gorges de la Balme et le défilé de Pierre Châtel avant de rejoindre notre point de débarquement à Virignin.

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Superbe sortie donc, qui me permettra de prendre encore d’avantage de recul et faire encore plus ample connaissance avec mon nouveau jouet le Safari dont je ne suis pas prêt de me lasser.

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Je remercie mille fois Laurent pour ces cours privilégiés et le prêt pour mes amis de quelques bateaux tests.

Je ne manquerai pas de vous faire un retour sur les prochaines expériences à venir avec ce kayak.

 

Les photos de la sortie du Haut Rhône:

 

Les photos de la séance eaux vives: