Des Alpes à la Mer: Jour 10

 

Jour 10

52 Km parcourus.

Cette journée se distingue par son parcours le plus long sans portages soit 41 Km entre le barrage de Donzère à celui de Caderousse.

On se sépare de nos compères de la Grande Traversée le matin même. On a un peu du mal à se quitter. On se promet de se revoir un jour, pourquoi pas à l’open canoë l’année prochaine.

Je ne sais pas si c’est la météo qui change, ou le fait que l’on approche vers le sud (ou peut être les deux), mais pour la deuxième fois consécutive à notre réveil, la tente n’est pas humide. On gagne un temps fou sur la journée sans avoir à la faire sécher.

On met le cap sur le barrage de Donzère. Le temps est nuageux et le soleil ne percera pas cette couche de toute la journée.

On arrive donc à notre premier portage. Rien a signaler. Bien que très long (1,4 Km), il se fait sans encombres.

Et c’est à nouveau sur le vieux Rhône que nous embarquons. On regarde nos GPS qui commencent à s’affoler et nous annoncer des chiffres impressionnants. 14Km/h voir des pointes à 17. On explose en même temps notre moyenne de déplacement depuis le début de l’aventure qui plafonnera à 7,8 Km/h.

Rapidement nous arrivons à Bourg St Andéol. Etant en avance sur notre timing, nous décidons d’aller dans le village prendre un café et nous ravitailler en eau. Lionel en profite pour passer à la boulangerie acheter pains au chocolats, pizzas et quiches pour midi.

On reprend notre périple sur le même rythme affolant qu’au départ. On jubile en se disant qu’à cette vitesse, on sera vite à la mer.

Malheureusement cela ne va pas durer.

Après être passés devant Pont St Esprit, le courant s’arrêt net, et il va falloir pagayer pendant des heures avant d’atteindre le barrage de Caderousse. On termine les derniers kilomètres monotones pour atteindre l’ouvrage.

On cherche la rampe de débarquement, celle ci est jonchée de bois morts et déchets en tout genre.

Le portage en lui même n’est pas très long, mais la planéité du chemin laisse à désirer. Il faut emprunter la route pendant une dizaine de mètres mais celle ci est dépourvue de trottoir ou de zone cyclable. Il faut faire vite si l’on ne veut pas être écrasé.

La sangle du chariot de Lionel s’arrache alors qu’on est à quelques mètres de la rampe d’embarquement. Bref, on improvise une petite réparation. Pour ce qui est de la rampe, sur les derniers mètres elle est encombrée de rochers, feuillages, etc… On est contraints à ranger les chariots et porter les kayaks jusqu’à l’eau.

On cherche maintenant un nouveau spot de bivouac. J’ai repéré au préalable sur google map un endroit qui pourrai faire l’affaire et bingo! Une belle petite plage de galets avec derrière les feuillages un petit passage menant à une petite clairière pour planter nos tentes.

Seul hic, on est à peine à 1 mètre au dessus du Rhône. Va falloir guetter de temps en temps une éventuelle montée des eaux. Mais le Rhône étant bas depuis un moment et qu’aucune intempérie n’a eu lieu, je reste malgré tout confiant.

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