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86 Km entre le Rhône et le Lac du Bourget

86 Km entre le Rhône et le Lac du Bourget.

Bonjour à tous!

Ca y est!

Fiers de vous annoncer que nous venons de boucler notre dernier défi, à savoir:

Parcourir plus de 80km sur le Rhône et le Lac du Bourget en une journée seulement.

Le projet initial, au stade encore embryonnaire à l’époque, n’avait pas grand chose à voir. Le but était de faire le tour des 4 lacs: Lac d’Annecy, Lac du Bourget, Lac d’Aiguebelette, Lac de Paladru. Un défi hors norme sur la distance (100km au total). Mais très vite on s’est heurté avec Lionel à un gros soucis logistique: Le transfert entre chaque lacs qui allait nous faire perdre énormément de temps.

On opte donc pour une autre idée: Boucler le Rhône et son canal de déviation de Virignin à Yenne, en passant par le lac du Bourget.

Tout aussi ambitieux, mais malheureusement irréalisable faute de débit trop important du fleuve qui allait compliquer fortement notre remontée à contre courant sur le canal.

Au final, le projet sera le suivant:

Départ du camping “Le Nant Matraz” à Seyssel.
Descente du Vieux Rhône jusqu’à Chanaz.
Remontée du Canal de Savières.
Le tour complet du Lac du Bourget.
Descente du Canal de Savières pour rejoindre le Vieux Rhône.
Fin du parcours au camping “Le Kanoti” à Yenne.

La date n’a pas non plus été choisie au hasard.

Samedi 23 Juin est le premier week-end après le solstice d’été. Parcourir 80 Km allait nous demander beaucoup de temps. Hors de question de terminer la nuit.

Voilà maintenant plusieurs mois que nous attendions le jour J.

Impatients d’en découdre avec ce défi hors normes.

La veille au soir, rendez vous à notre point de départ: Le camping “Le Nant Matraz”.

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Camping le « Nant Matraz »

L’équipe de fadas sera constituée de Lionel, avec qui nous avions fait mûrir ce projet ambitieux.

Ludo, qui répond souvent à ce genre d’aventures. Il a le profil idéal pour mener à bien cette expédition et sera un précieux atout.
Et moi même.

La vue sur Seyssel depuis le camping est tout simplement magnifique. J’en profite pour faire quelques clichés avant le coucher du soleil.

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Vue sur Seyssel

J’aime prendre le temps d’apprécier ces instants de transition.… Transition qui tranche entre cette attente interminable de voir le projet se réaliser, et les quelques heures qui précèdent avant de commencer à concrétiser ce dernier.
C’est peut être étrange de raisonner ainsi, mais on pourrait comparer ces quelques heures au dernier jour de travail de la semaine.
Ces moments d’euphorie que nous connaissons tous lorsque l’on se retourne une dernière fois pour fermer la porte de son bureau un vendredi en fin d’après midi.
Lorsque l’on monte dans sa voiture pour s’abandonner à nos projets du week end qui ont mis tant de jours à gamberger dans nos têtes.
Le bruit que fait la clé lorsqu’elle s’introduit dans le neiman, juste avant de démarrer.. On l’entend tous les jours, et pourtant, juste à cet instant, ce même bruit, à une saveur toute particulière.

C’est un sentiment que je ressens constamment la veille d’un périple ou même d’une sortie à la journée.

Vous l’aurez deviné, le sommeil aura été difficile à trouver.

 

Samedi 23 Juin.

4h00 du matin.

Le bruit du zip de nos toiles de tente sonne comme un départ. Comme il m’a manqué ce bruit. Il me rappelle les jours de notre périple sur le Rhône en Septembre dernier avec Lionel, mais également les autres sorties de plusieurs jours effectuées avec les membres du forum.

Tout se fait machinalement.

On plie nos sacs, les matelas sont dégonflés, les tentes rangées…
Ludo nous prépare un bon café avec sa cafetière italienne. Son goût prononcé m’enivre comme une petite mise en bouche dans un restaurant gastronomique.

Le plat principal se dévoile…

Il commence par le Rhône qui nous tend les bras.

J’ai faim!!!

Un vide énorme qui nous tarde de combler en avalant ces kilomètres qui nous attendent.

Les conditions sont, comme j’ai l’habitude de le dire: “Aux petits oignons”. Une fenêtre météo généreuse… Juste un vent du Nord qui risque de compliquer notre retour sur le lac du Bourget, mais qu’importe. Notre motivation est sans failles.

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Rampe d’embarquement du camping

Le Rhône…

Nous voilà sur la rampe de mise à l’eau.

Le niveau a légèrement baissé depuis hier, mais le débit est toujours aussi important. Je l’estime visuellement à 500m3/s.
Lionel et Ludo embarquent en premiers. Ils m’attendent, immobiles dans un petit contre courant.
Je glisse mes jambes à l’intérieur de l’hiloire. Impatient de ne faire qu’un et de vivre la journée entière en symbiose avec mon kayak.
A peine sortis du contre courant, que nous voilà propulsés rapidement sur le fleuve.

Je ressens pleinement sa toute puissance. L’année dernière à la même époque, il avait une triste mine avec un débit quasi inexistant. Mais aujourd’hui il a retrouvé toute sa vigueur. C’est lui le patron, lui qui nous dictera les règles du jeu jusqu’à Chanaz.

Seyssel est splendide depuis le Rhône. Depuis mes débuts de kayakiste, je ne compte que sur les doigts d’une seule main les fois où j’ai côtoyé ces lieux sur le Rhône.

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Le vieux pont de Seyssel

Je tente quelques clichés de cet instant inédit. Il fait encore nuit et le jour apparaît timidement. Le jeu des lumières du vieux pont sur le cours d’eau ajoute du relief au fleuve qui renvoie cette même lumière un peu partout. J’essaye de restituer le plus fidèlement possible ce spectacle dans ma Gopro. Pas évident à vrai dire. La faible luminosité et le courant important m’obligent à rester vigilant.

En moins de temps qu’il ne le fallait, nous voici à la rampe du barrage de Motz pour notre premier portage.Ce sera le plus long de la journée. En prévision avec Lionel, on avait décidé de ne pas s’encombrer de chariots, mais au final, nous regretterons notre choix en prenant un temps fou à porter nos embarcations. En refusant cette solution stratégique par peur d’être trop encombrés, nous allons perdre de précieuses minutes sur notre timing.

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Embarquement en aval du barrage de Motz

Mais c’était sans compter sur le débit incroyable du Rhône.

Une fois à l’eau, nous sommes à nouveau portés par le courant généreux et soutenu du fleuve. Le kilométrage de la journée étant à peine entamé que nous pulvérisons notre propre record de vitesse sur la portion Motz Chanaz.

Le Rhône ne cesse de me surprendre. A chaque fois que je lui rend visite, il m’offre un visage différent. Il change sans arrêt d’aspect. Je ne m’en lasse jamais.
Ludo parvient même sans forcer à faire une pointe de 20 Km/h. Nôtre vitesse moyenne oscille entre 9 et 10 Km/h.
Juste avant d’aborder Culoz, on assiste à un spectacle grandiose.

Le lever du soleil.

Sur le Grand Colombier, la bande d’ombre le recouvrant s’abaisse à mesure que le soleil prend de l’ampleur. Elle glisse tout le long pour s’évanouir au pied de la montagne. La lumière est incroyablement belle. Elle est douce, laissant entrevoir toutes les facettes du paysage baignant dans ses rayons. A cette heure, l’atmosphère n’est pas encore laiteux. Tout est clair, parsemé de détails aussi infimes soient ils.

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Lever de soleil sur le vieux Rhône

S’ajoute à ce spectacle visuel, une ambiance sereine. Peu de bruit à cet heure ci. Nos congénères sont encore couchés. Nous sommes seuls, intimement liés à la nature qui se dévoile à nous timidement. Elle nous offre en primeur son plus beau visage en ce début de journée.

Le Grand Colombier, comme à son habitude nous domine jusqu’à Chanaz. Il a revêtu pour cette journée exceptionnelle sa plus belle panoplie d’arbres garnis d’un vert chatoyant à souhait. Un délice pour les yeux.

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Le Grand Colombier

Chanaz se dessine désormais devant nous. Rapidement, nous extrayons nos kayaks de l’eau pour le portage traditionnel qui nous fera quitter le Rhône et aborder ainsi le canal de Savières.

On se retourne face au Grand Colombier admiratifs devant la première étape de notre parcours accomplie. Un Rhône qui aura défilé à vitesse grand V, sans qu’on ai eu le temps de s’en apercevoir. Cela augure de belles choses pour la suite. Cette vitesse inespérée nous a fait gagner un temps précieux sur notre timing.

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Portage entre le Rhône et le Canal de Savières

Le Canal de Savières…

Il est un des rares cours d’eau dont le courant peut s’inverser. En temps normal, le Lac du Bourget se déverse dans le Rhône via ce canal. Mais lorsque le fleuve est en crue. C’est le phénomène inverse qui se produit. Le Lac sert alors de réserve tampon pour absorber le surplus du Rhône.

Par chance aujourd’hui, le courant sera quasi nul.

Le village de Chanaz est d’un calme olympien. Personne à l’horizon.

Nous remontons paisiblement le canal en direction du lac. Le décor est comme bloqué dans le temps. Nous prenons quelques minutes pour s’arrêter quelques instants. Tout est immobile. Même l’eau sur laquelle nous nous trouvons ondule à peine. Un vrai miroir d’une perfection absolue. Nos kayaks se figent dans cette ambiance étrange.

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Canal de Savières

Très vite, nous arrivons à l’embouchure du lac. Notre deuxième étape est maintenant bouclée, et il va falloir maintenant s’atteler au plus gros morceau de notre parcours:

Le Lac du Bourget…

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Au Nord du Lac du Bourget

Le tour complet est estimé à 40 kilomètres.

Un vent du Nord commence à gagner en intensité. On ne le ressent pas pour l’instant, protégés par les reliefs et les roselières, mais on l’entend s’affoler, siffler bruyamment au travers de chaque roseau.

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Lionel longeant les roselières

On choisit volontairement de parcourir en premier la rive Est du lac. Beaucoup moins attractive visuellement que la partie sauvage à l’Ouest. Notre mental sera ainsi préservé au retour. D’autant qu’il se fera par vent de face et nous fera perdre par la même occasion les quelques dizaines de minutes gagnées précieusement sur le Rhône.

Le Rocher, surplombé par le Château de Châtillon, le port et la plage du même nom défileront rapidement sous nos yeux. Pas le temps de flâner comme à l’accoutumée.

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Le Port de Châtillon 

Cap maintenant au Sud du lac. Une petite brise nous porte sur quelques vaguelettes, nous permettant ainsi d’avancer relativement facilement tout en s’épargnant du moindre effort.

Ludo, de part son embarcation taillée pour la vitesse et son coup de pagaie fluide, et redoutablement efficace, prend une nette avance sur Lionel et moi.
Il nous attendra un peu plus loin sur une petite plage de Brison.
32 Km au compteur. Un petit coup de faim nous guette. On décide de s’arrêter et prendre une petite collation. Quelques oeufs brouillés, abricots secs feront l’affaire.

On repart aussitôt. Nous sommes à présent dans la baie de Grésine. Cette anse, souvent prisée des pêcheurs en bateau sera déserte aujourd’hui. Pas étonnant, le vent commence à forcir, le lac se forme, les vagues grossissent et commencent à moutonner.

Le vent a beau être de notre côté, naviguer dans ses conditions me demande beaucoup d’effort pour corriger ma trajectoire, malgré la présence du gouvernail. Les vagues me poussent, me faisant légèrement partir en surf. Très bon pour l’accélération, mais cela se complique lorsque cette même vague me passe devant. Mon kayak “colle” alors sur l’eau, et se fait ballotter de gauche à droite, il perd sa notion directeur, et je dois pagayer d’avantage pour le recentrer et garder le cap.

On passe devant Aix les Bains. Beaucoup de monde, beaucoup de bruit, des joggueurs, des cyclistes, des voitures, et même des kitesurfeurs venus profiter du bénéfice du vent et se laisser porter par leur aile plusieurs mètres au dessus du lac.

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Aix les Bains

On est loin, très loin de cette tranquillité majestueuse de ce début de journée.

L’écart avec mes compagnons se creuse à mesure que nous avançons.
Ludo est en tête, j’ai même du mal à le distinguer. Quand à Lionel, il est dans son sillage mais garde un rythme très soutenu. Je peine à le suivre. J’arrive de temps en temps à pagayer juste derrière lui et prendre de temps en temps son aspiration pour récupérer un peu mais rien à faire. On ressent tout de suite notre différence de niveau. Cela sent la Dordogne intégrale à plein nez. Cette course folle de 130 kilomètres à laquelle Ludo et Lionel ont déjà participé, ce qui leur apporte un bénéfice énorme sur leur vitesse et leur endurance.

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Au Sud du lac du Bourget

Je pourrais être frustré, mais il n’en est rien.

Au contraire…

Plutôt que d’essayer de les suivre désespérément, je me recentre sur moi même et trouve mon propre rythme. D’autant que je commence à ressentir une légère douleur à mon bras droit. Je préfère donc me ménager un peu pour ne pas mettre en péril ce défi. De toute façon, nous allons arriver au bout du lac pour casser la croûte.

On avoisine les 50 Km. Très bon pour le moral, nous avons effectué plus de la moitié de notre parcours.

Pour la pause déjeuner, nous jetterons notre dévolu sur une petite plage à proximité de l’embouchure de la Leysse.

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Pause casse croûte

Mes jambes engourdies, je prends le temps de marcher un peu et contemple le paysage d’une beauté exceptionnelle.

Difficile de croire que nous sommes sur le lac du Bourget. Les couleurs, et le bleu turquoise de l’eau nous feraient presque penser que nous nous sommes échoués aux Bahamas.

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Plage de sable à l’embouchure de la Leysse

On pourrait croire qu’après tant de kilomètres avalés, l’intérieur de mon estomac présenterai un vide abyssal, mais curieusement, l’appétit n’était pas au rendez vous. Je prends tout de même le temps de savourer une salade piémontaise.

Retour au Nord du Lac…

Aller!!! On se motive un bon coup, et on garde le moral!!!

Du moral, on en aura besoin pour venir à bout des 18 kilomètres qui nous séparent du canal de Savières. Et le tout, avec un vent de face gagnant toujours en intensité.

On cesse de se poser moultes questions. Il est temps de débrancher nos cerveaux, faire le vide et ne penser à rien. Dans des conditions pareilles, l’erreur monumentale, qui pourrait être fatale, serait de regarder sans cesse notre GPS, consulter le kilométrage restant, notre vitesse, etc…. Le temps n’en serait qu’allongé et notre motivation fondrait comme neige au soleil.

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Plage du Bourget du Lac

Très vite, Ludo, en tête impose son rythme. Lionel le suit de près, profitant des petits courants générés par la pagaie de son prédécesseur pour rester dans l’aspiration.

A la troisième place, je fais de même avec Lionel.

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Maison bourgeoise avec en arrière plan le château de Bourdeau

A cet instant, je comprends désormais que je n’ai plus le choix.

Malgré mon endurance et mes capacités physiques en dessous des leurs, je dois tenir… Pire, je dois même aller au delà de ce que j’ai pu fournir comme efforts jusqu’à présent. Quelques prémices d’ampoules commençaient à faire leur apparition sur mes phalanges.
J’avais l’impression de tenir à la place de ma pagaie un morceau de ferraille chauffé à blanc.
Ce qui va alors se passer entre nous est comparable à un groupe d’alpinistes lors d’une ascension d’un sommet, encordés. Le courant généré entre nos kayaks représentent le lien qui nous unit. Il faut à tout prix maintenir ce lien sans le rompre.
Quelques passants au bord du lac nous regardent estomaqués. Ne comprenant pas notre démarche de remonter face au vent. Les embarcations à propulsion humaine que nous croisons vont toutes à contre sens.
Je fonctionne désormais comme une machine, commençant à m’habituer au rythme infligé par un Ludo chef d’orchestre. J’ai comme l’impression de ne plus avoir le contrôle sur mon corps. Il réagit tout seul, avec instinct.
On tient bon pendant une dizaine de kilomètres, et notre salut viendra du vent, qui d’un seul coup s’estompera sans prévenir.

Le lac redevient d’huile. Nous apercevons l’Abbaye d’Hautecombe à quelques centaines de mètres.

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L’Abbaye d’Hautecombe

Petite pause juste avant de franchir ce monument religieux, un des plus beaux symboles incontournables du lac.

Ludo sort à nouveau sa petite cafetière italienne et nous prépare encore un bon remontant.

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Ludo et sa fidèle cafetière italienne

L’abbaye se franchit sans encombres, Conjux viendra juste après, et nous terminerons le tour du lac en longeant les roselières avant de rejoindre à nouveau le canal de Savières.

Cette troisième étape aura été intense, tant en kilomètres parcourus que la fatigue accumulée. Le GPS affiche presque 70 Km. Un dernier coup d’oeil sur le lac, fiers d’avoir accompli cet exploit. Reste à rejoindre maintenant le Rhône et boucler majestueusement ce défi.

Retour sur le canal de Savières…

Rien à voir avec la sérénité de ce matin. On croise régulièrement des bateaux, profitant même de certains, empruntant le même sens que nous, de leur aspiration pour gagner en vitesse et s’économiser un peu.

Rapidement, on traverse à nouveau Chanaz, mais cette fois ci, il nous faut rejoindre le barrage de Savières pour le deuxième portage de notre aventure.

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Chanaz

Le Rhône nous tend les bras et nous offre à nouveau son courant libérateur, qui nous sera d’une grande aide.

Le Rhône…

Dernière partie de notre défi. On a largement dépassé les 70 Km, je pulvérise par la même occasion mon propre record personnel sur la plus longue distance parcourue en une journée.
Curieusement, avec un peu de déception, le débit du fleuve en aval du barrage n’a rien à voir avec ce que l’on a pu profiter le matin. Il va falloir pagayer efficacement pour arriver au bout.

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Le Vieux Rhône

Devant nous le seuil de Fournier. Je décide, malgré la fatigue qui me guette, de franchir ce seuil et m’économiser ainsi d’un portage. Un sans fautes.

En amont de Lucey, nous apercevons les derniers rayons du soleil éclairer majestueusement la dent du chat ainsi que le vignoble de Jongieux.

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Lucey

Je choisi volontairement de ne pas franchir le seuil de Lucey. Difficile de trouver un passage fiable, et vu mon état, ce ne serait pas raisonnable.

Ce seuil sera le symbole de notre dernier portage. La mise à l’eau en aval sonne comme un soulagement.

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Seuil de Lucey

Le soleil commence à nous tirer sa révérence sous un ciel légèrement laiteux.

Notre périple va désormais toucher à sa fin.

On reprend sur quelques kilomètres pour en finir, notre rythme frénétique avec une intensité proportionnelle à notre niveau d’énergie restant.

Dernière ligne droite…

Au loin, le camping et base de loisirs le “Kanoti”.

La rampe de débarquement sonnera la fin de notre défi.

On sort, tout engourdis de nos kayaks.

Mon corps est vidé, je suis envahi de courbatures. J’ai l’impression qu’il ne m’appartient plus. Mais dans ma tête, une euphorie me soulève, me fait planer au dessus de tout.

Nous nous retournons face au Rhône. Face à tout ce parcours réalisé. Ce projet enfin mené à bout.

On emmène désormais nos kayaks au camping, où nous retrouvons Mathieu, le gérant.
Je ne le remercierai jamais assez pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Petite photo de nous trois et nos kayaks pour clôturer dignement cette aventure.

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Camping le Kanoti à Yenne

J’espère que vous avez eu le courage de lire ce compte rendu jusqu’au bout.

Une fois de plus, nous avons dépassé nos limites, mais ce genre d’aventure et de défis, certes poussés à l’extrême, nous passionnent, et permettent de mettre en valeur la pratique du kayak de mer en Rhône Alpes.

A très bientôt!

CORNETTO Yves

Ci dessous, la totalité des photos de notre journée.

Bon visionnage!

 

2017… Cap sur 2018!!!

Bonjour à tous!

En moins de temps qu’il ne le fallait, 2017 est maintenant derrière nous.
Nombreuses ont été les sorties effectuées cette année. Je tenais donc à vous faire partager en photos les moments forts passés sur l’eau.

2018 nous ouvre désormais ses portes avec de nouveaux projets à venir, de nouvelles sorties en perspective et plein d’autres surprises.

Je vous souhaite donc à tous une bonne et heureuse année 2018, qu’elle vous apporte joie, bonheur, santé et réussite dans tous vos projets personnels et professionnels, et surtout…. beaucoup de sorties kayak!!!!!!!

 

Janvier 2017

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Février 2017

 

Mars 2017

 

Avril 2017

 

Mai 2017

 

Juin 2017

 

Juillet 2017

 

Août 2017

 

Septembre 2017

 

Octobre 2017

 

Novembre 2017

 

Décembre 2017

 

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Fondus de Kayak!!!

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Fondus de Kayak!!!

Cette formule, empruntée à Eric (Pseudo: Eric38110) du forum-kayak résume parfaitement cette journée magnifique dont j’ai eu la chance et le privilège de vivre aux côtés d’autres kayakistes passionnés.

L’idée initiale était de partager cette journée avec une amie désireuse de découvrir la navigation en Kayak de mer hors saison.

Le lac d’Annecy bondé en période estivale révèle un côté plus intimiste en automne et en hiver. Le bruit incessant de l’été laisse place à un calme ainsi qu’une sérénité sans précédent. Difficile de décrire cette ambiance légère qui a la particularité de m’extraire du rythme infernal du quotidien, le temps de quelques coups de pagaie, et me permettre de me recentrer sur le présent.

J’étais enchanté de pouvoir partager toutes ces émotions avec mon amie, mais l’envie d’aller plus loin m’a poussé à créer un post sur http://www.forum-kayak.fr et ainsi lancer un appel à qui voudrait bien venir.
Devant tant de réponses positives, je décide donc de proposer et d’étendre à grande échelle un concept testé avec succès en compagnie de Thomas (Pseudo: Tom2) au mois de Février: La fondue en Kayak.
L’idée toute simple: Embarquer caquelon, fromage (coupé au préalable), ail, pain et vin blanc à bord et préparer la mixture lors de la pause repas.
La proposition suscite beaucoup d’intérêt et je commence à douter sur ma capacité à organiser une fondue pour 27 personnes…
Mais c’était sans compter sur l’engagement des membres motivés du forum qui ont tous contribué au succès de cette journée.

Samedi 18 Novembre

Rendez vous entre 9h00 et 9h30 sur le parking de la plage d’Angon.
Les trois quarts des membres sont déjà présents. Voir tant de kayaks… Je jubile d’impatience. Retrouver mes compagnons de route me fait chaud au coeur. J’en profite pour faire connaissance avec de nouveaux membres et mettre un visage sur un pseudo.
La journée n’a pas encore commencée qu’elle promet d’être magique.
J’éprouve malgré tout une certaine frustration… Celle de ne pas avoir le temps d’échanger avec tout le monde. Le temps, comme souvent dans ces moments là va passer très vite. Mais qu’importe, je décide de me concentrer sur le présent et de vivre ces instants comme ils viennent.

10h00

Ca y est… Nous y sommes et les premiers coups de pagaies ne se font plus attendre. Direction le Château de Duingt.
Je reste volontairement en retrait le temps que ma protégée retrouve ses repaires sur son kayak dont elle n’a pas utilisé depuis Août dernier. Je reste vigilant au risque de dessalage et l’hypothermie qui va avec. Je ne la quitte pas des yeux jusqu’au château.
On aperçoit au loin la baie de St Jorioz. Les autres nous attendent et en profitent pour faire leur premières photos.

Arrivés à leur hauteur, je fais de même pour immortaliser l’instant. Tous ces kayaks… Je suis fier d’avoir été malgré moi le contributeur de ce rassemblement, je prends plaisir à observer tous ces bateaux différents les uns des autres mais tous réunis autour d’une même passion, d’une même envie.

On continue notre route en direction de Sévrier.

La plage de St Jorioz pointe petit à petit le bout de son nez.
Soudain Yann (Yann42570) passe à l’eau. Son kayak mal orienté à une vague générée par un bateau lui a porté préjudice. Je n’ai rien vu, mais fort heureusement, Yannick (Alpine Paddle), de part son expérience a eu l’oeil plus affuté. Il se dirige donc pour lui porter secours. Heureusement, Erik (Rikou), présent aux cotés de Yann a déjà fait le plus gros.

La plage de Sévrier commence à se dessiner. On devine au loin le clocher qui sonnera les 12 coups de midi après avoir débarqué. Pile poil dans le timing… Difficile de faire plus précis.

Sans plus attendre, je prête une paire de chaussettes à Yann pour éviter qu’il ne prenne froid après sa mésaventure.

Et pendant une bonne heure et demie, nous allons assister à un moment fort et poignant de convivialité sans précédent.

Cinq caquelons commencent à se mettre en place sur un muret reculé de la plage, les choses se déroulent instinctivement, chacun se délègue une tâche (couper le pain, préparer le fromage, le vin blanc, etc…). Une ambiance festive se fait ressentir. Malgré l’absence de soleil et le froid qui nous guette, nous sommes tous sur un nuage et profitons pleinement de ces instants que nous sommes en train de vivre.

Une passante avec son nourrisson s’arrête même devant ce spectacle pour converser avec nous. Elle a découvert le kayak cette année et ne connaissait pas l’existence du forum.

On aurait pu croire que chaque protagoniste serait resté près de son caquelon, mais il n’en est rien. Bien au contraire. On va et vient pour goûter les différentes préparations et échanger avec les autres groupes, renforçant par la même occasion ce moment intense de convivialité.
C’était comme si on avait pagayé tous ensembles depuis toujours.

Nous reprenons notre route pour traverser le lac en direction de Menthon.
Un vent de nord commence à se lever et nous facilite grandement la tâche pour le retour. On longe le Roc de Chère, quelques petites vagues agrémentent notre parcours. Juste après, la traditionnelle « pause » devant la grotte. Chacun, va et vient à l’intérieur.
La fin est proche…
Pendant que certains longent la baie de Talloires, d’autres préfèreront aller tout droit pour rejoindre le point de départ.
On pourrait croire que tout s’arrête là mais non. Eric (Eric07) sort tout le set nécessaire pour nous régaler de bonnes crêpes. Dirk (DirkD) nous fait profiter de sa tarte aux noix. Un délice…

Le ciel s’assombrit doucement pour faire place à la nuit.
Nos kayaks chargés on se dit « Au Revoir » en se promettant de remettre ça.
C’est avec un petit pincement au coeur que je prends la route du retour, mais avec le sentiment d’avoir vécu l’une des plus belles sorties organisées via le forum.

Je ne remercierai jamais assez tous les membres d’avoir répondu présent à l’appel. Ce fut un moment fort et intense que la vie peut nous révéler aux moments où l’on s’y attend le moins…

Sans plus attendre, je vous laisse visionner l’album photo de cette sortie:

 

Week end: Aiguebelette / bivouac Fondue Savoyarde sur le lac du Bourget.

Samedi 28 Octobre 2017.

Rendez vous sur le parking à proximité de la maison du lac d’Aiguebelette en fin de matinée pour un petit tour en kayak.

Randonnée prévue initialement le dimanche par JP du forum kayak, mais qui a suscité d’avantage de candidatures le samedi.

Bien que dans la région le soleil a été largement présent, ce ne sera pas le cas pour nous. Le massif de l’Epine bloque les nuages sur nos têtes et la température ne sera guère plus de 10°c Mais qu’importe, on est là, tous ensembles dans nos kayaks à partager ce moment dont la convivialité n’a plus rien à prouver.

Au programme, remontée du lac jusqu’à l’embouchure du canal. On empruntera ce dernier pour ensuite faire demi tour et profiter de la plage pour casser la croûte avant de repartir rive EST, effectuer une petite étape sur une des deux îles pour apercevoir la fameuse chapelle.
Au terminus, on se réchauffera autour d’un bon thé préparé par Eric avant de repartir chacun de notre côté en se promettant de se revoir samedi 18 Novembre sur le lac d’Annecy.

Je ne remercierai jamais assez Yannick (Alpine Paddle) pour nous avoir permis de tester ses pagaies Groenlandaises qui donnent une nouvelle approche de navigation.

 

Dimanche 29 Octobre 2017

On aurait pu s’arrêté là, mais j’avais hâte de pouvoir mettre à nouveau en pratique le concept de la rando kayak avec fondue Savoyarde.

Le concept, initié avec Thomas en Février de cette même année, apportera quelque chose en plus.
Dans cette version 2.0, on en profitera pour bivouaquer dans la grotte de Raphaël située juste avant l’Abbaye d’Hautecombe sur le lac du Bourget.

Malgré les températures, on passera une soirée mémorable autour d’un bon feu de camp et surtout d’une bonne fondue.

Le lendemain, le retour sera plus soutenu car il se fera vent de face.

Merci à Lionel, Louis, et Grégoire d’avoir répondu à l’invitation.

Le lac de Malbuisson

On sort un peu de nos lacs alpins pour rejoindre le Doubs et faire connaissance avec le lac de Malbuisson (ou lac de St Point). Situé au sein du massif du Jura, les paysages aux alentours changent radicalement par rapport au lac du Bourget et Annecy.

Petite présentation du lac (source Wikipédia):
Dans un large val tectonique orienté du sud-ouest au nord-est, entre la montagne du Laveron et celle du Fort Saint-Antoine, s’étale le lac Saint-Point, appelé lac de Dampvauthier au Moyen Âge, à l’époque des grands défrichements des moines cisterciens de l’abbaye de Mont-Sainte-Marie. Alimenté par le Doubs, ce plan d’eau long de 7,2 kilomètres et large de 0,8 forme le quatrième lac naturel d’origine glaciaire de France après le lac du Bourget, le lac d’Annecy, le lac d’Aiguebelette exception faite de la partie française du lac Léman. Il est le plus vaste des lacs naturels du Jura français. Il est séparé du lac de Remoray par une zone humide, milieu naturel particulièrement riche. Dans ce paysage de moyenne montagne, la présence du plan d’eau a toujours animé le site, car cinq villages Saint-Point, Les Grangettes, Malbuisson, Labergement-Saint-Marie, Montperreux et leurs hameaux s’y sont installés. La vocation touristique ancienne du site due à la qualité de ses paysages est à l’origine des auberges et hôtels de villégiature nombreux pour la région.

Détail du parcours effectué:

Un grand merci à Thierry pour nous avoir fait découvrir cet endroit magnifique.

Un dimanche après midi sur le Séran

1 Présentation du Séran
2 Notre Périple
3 L’état de la rivière lors de notre Périple J’ai dissocié ces trois points du fait que ce texte est utilisé pour d’autres raisons que celles du Forum
1- Le Séran ce qu’en dit Wiki : Le Séran est une rivière du Bugey, dans le département de l’Ain, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et un affluent du Rhône. La longueur de son cours d’eau est de 41,8 km
Ce que ne dit pas Wiki : Dans sa partie supérieure le Séran offre un joli canyon qui se termine par la cascade de Cerveyrieu . Cette cascade d’une hauteur d’environ 70m, l’un des un des sites naturels les plus remarquables du Valromey, domine la commune d’Artemare, point de départ de notre excursion. On peut admirer cette cascade d’un point de vu situé pas très loin du point de départ en kayak toutefois on ne peut pas se rendre aisément à son pied, une propriété bourgeoise en interdit l’accès. Par contre de son sommet que l’on peut atteindre facilement on joui d’un superbe point de vue. A noter que l’ensemble canyon+ cascade est un joli terrain de jeu pour les adaptes du canyoning tout comme le très réputé canyon du Groin qui se trouve juste à coté et qui lui se termine à quelques encablures de notre point de mise à l’eau. Sur sa partie basse le Séran traverse la réserve naturelle nationale du marais de Lavours
2- Notre périple Après avoir repéré l’arrivée au niveau d’un pont sur la D 992 (coordonnées GPS 45°47’05.3″N 5°46’11.3″E) nous avons rejoins le point d’embarquement à Artemare. Coordonnées (GPS 45°52’26.8″N 5°41’08.6″E) Le point d’embarquement qui se situe à la confluence du Groin et du Séran est particulièrement confortable pour stationner un véhicule et accéder au cours d’eau. Débit ce jour environ 1,7m3/s Nous sommes en fin de matinée et malgré le soleil radieux et l’heure tardive un pêcheur est là à tenter une prise. Occasion d’échanger quelques mots avec une personne forte sympathique qui ne s’offusque pas à la vision d’un kayak qui va sans doute, le temps de son passage, perturber l’onde. Un couple de curieux viendra aussi tailler la bavette, nous apprenant qu’il y a 5 ans ils ont vu un canoë descendre cette rivière. (Mince alors, on ne serait pas les premiers…) Il est tard et il faut larguer les amarres sinon on y est pour la journée.
Les berges ont été lourdement aménagées sur quelques centaines de mètres et rapidement nous plongeons dans une nature verdoyante. L’odeur de l’ail des ours qui envahit l’atmosphère nous ouvre l’appétit mais on décide d’avancer un peu avant de faire une halte. On croise quelques promeneurs qui nous saluent d’un geste de la main. Il règne un calme profond et nous avons plaisir a écouter le chant des oiseaux. Avec la chaleur l’ambiance est amazonienne.
Le niveau d’eau est optimal et nous passons les quelques seuils situés sous des ponts sans toucher un rocher. Nous sommes sur un parcours de classe 1 qui nous offre un grand moment de sérénité. L’ail des ours laisse la place à l’acacia et ses saveurs suaves qui alternent avec celles de l’aubépine sauvage. Tous ces parfums nous enivrent. 3-Plus on avance sur le cours d’eau et plus la végétation est sauvage à tel point que de nombreux arbres sont prêts à tomber emmenant avec eux un morceau de berge. Certains sont déjà couchés, morts en appuis sur leurs voisins, en face, sur l’autre rive. Nous rencontrons alors un premier embâcle qui obstrue complètement le passage. Je décide alors de me mettre à l’eau pour voir s’il est possible d’en ouvrir un. L’eau est fraiche et saisissante et à cet endroit on perd pied.
Un énorme tronc gît par 50cm de fond. Plusieurs arbres sont venus se coincer très certainement sur des branches de ce tronc. . ¼ heure à bagarrer me permet de dégager un arbre et de le ramener sur le bord de la rivière, ce qui nous laisse largement la place pour continuer notre périple. Nous aurions pu porter mais la sortie de l’eau était assez sportive. Après avoir passé sous une vielle passerelle faite d’un gros IPN sur laquelle pourrissent des planches, nous voilà face à un énorme embâcle. Il se situe au niveau d’un ancien moulin construit sur la rive droite.
La rivière se partage en deux bras, celui qui passe devant le moulin devait certainement entrainer une roue, le deuxième bras devait servir de trop plein.. Les deux bras sont séparés par un ilot mais il est difficile de savoir ce qu’il se passe tellement l’amoncellement de bois est important A cet endroit le fond a été entièrement aménagé pour canaliser l’eau. Sur le bras de gauche l’embâcle très important entraine une eau stagnante. Sur celui de droite qui passe devant le moulin d’énormes arbres, souches en l’air, interdisent tous passages. Une reconnaissance à pied me fait constater qu’un autre bouchon tout aussi important s’est créé à une vingtaine de mètres derrière le premier. Bilan ; Nous allons devoir porter une centaine de mètres. Heureusement il est aisé de sortir de la rivière, en rive droite juste sous la passerelle qui se trouve en amont. Une sente suit le cours d’eau. Il nous faudra franchir pour l’occasion quelques arbres tombés en travers de ce sentier. Sur le mur de la ruine du moulin un panneau nous indique que nous sommes à 2,9km de Lavours. Les berges du court d’eau manquent sérieusement d’entretien, de très nombreux arbres menacent de tomber. Dans cette nature abandonnée l’ambiance est féérique. Nous observons plusieurs oiseaux dont un magnifique milan royal qui prend son envol à notre approche. Par endroit la surface de l’eau est entièrement recouverte de fleurs de peupliers au point qu’on à l’impression de circuler dans de la ouate. Loin de l’agitation du monde nous nous laissons porter par la douceur du Séran.
Peut avant Rochefort nous rencontrons un nouvel embâcle qui obstrue la quasi-totalité du passage, il faut alors se faufiler sous les arbres penchés de la rive gauche. Quelques centaines de mètres en aval on répète ce scénario avant de croiser Rochefort, son vieux pont, ses maisons en pierres aux toitures d’une autre époque. Dernière ligne droite avant d’escalader l’échelle de niveau qui nous permet une sortie de l’eau assez facile.
Je déconseille fortement d’aller au-delà de ce pont. A une centaine de mètres le Séran rejoint le Rhône passant sous la digue par siphon géré via un système de vannes qui peuvent être extrêmement dangereuses si l’on s’y laisse entrainer. Entre cette navigation très zen, les différents portages, repérage et pause casse croute bien méritée nous aurons passés 5 heures dans ce petit coin de paradis. Paradis qui nécessiterait toutefois un minimum d’entretien avant qu’il ne soit plus qu’un amoncellement, d’arbres morts.
Quelques Photos ici certianes sont accompagnées d’un texte. Comme d’habitude il suffit de cliquer sur la premiere et de faire défiler de preference à l’aide des fleches de sont clavier


Texte & Photos: Philippe MOREL