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Des Alpes à la Mer: On en parle

Notre périple a suscité l’intérêt des médias et plus particulièrement du journal « Le Progrès » qui a diffusé hier un article relatant nos exploits.
Merci à Michel Zuccali pour la rédaction.

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Je remercie encore les acteurs suivants qui ont contribué à la réussite de notre expédition.

randovive

http://www.randovive.fr/

LS coach

https://www.facebook.com/lucile.lscoach

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pierrotdescotes@orange.fr

Des Alpes à la Mer: Dernier Jour

Jour 14

La Mer

Le réveil n’a jamais été aussi rapide. Comme notre envie d’en finir.

La distance qui nous sépare de la mer n’est plus que de 20 Km.

Le ciel est légèrement nuageux, mais rien de bien méchant. Aucun vent, le Petit Rhône est lisse. Il nous invite à le parcourir de ses derniers kilomètres de façon la plus sereine possible.

Le jour commence à peine à se lever que nous sautons dans nos hiloires.

La sensation est étrange. On a encore beaucoup de mal à réaliser que le périple touche à sa fin.

Le fleuve et sa forme sinueuse se joue de nous, pour faire durer le suspens jusqu’au bout.

Le paysage change, la végétation dense et haute aux abords se fait de plus en plus rare pour laisser apparaître les berges.

On aperçoit rive gauche des cabanes de fortunes montées avec des restes de planches et autres matériaux qui pouvaient traîner dans les environs. Chaque cabane a son propre bateau. Certaines d’entre elles sont travaillées et réalisées soigneusement, mais d’autres sont de véritables taudis.

Les dernières courbes du fleuves approchent, on s’impatiente. Un peu d’appréhension quand à l’état de la mer réputée violente en Camargue. Mais les dernières prévisions météo sont formelles, c’est le calme plat. Information confirmée lorsque je passe un coup de fil à la capitainerie des Saintes Maries juste avant que l’on s’engage dans l’embouchure du fleuve.

L’embouchure du fleuve…

Ca y est! On l’aperçoit au loin, on sent l’odeur de la mer…

Elle nous appelle…

On hésite encore…Comme lors d’un premier rendez vous…

On voit le bout du fleuve, une ligne horizontale parfaite, mais sans fond. On se regarde avec Lionel, en se remémorant les instants forts de notre expédition:

La pluie incessante de notre première journée…

Le portage chaotique de Génissiat…

La traversée de Lyon…

Les rencontres faites (Yannick de « Randovive », Le club de Valence, Paul & Philippe de « La Grande Traversée »).

Tous ces instants précieux et privilégiés qui sont passés si vite.

On prend notre temps, comme coincés dans cette embouchure, en sachant que lorsque nous franchirons la ligne tout sera fini. Notre objectif sera atteint.

On se lance…

La mer nous offre l’une de ses plus belles conditions de navigation. Elle est plate… Ondule à peine. Une sensation de bien être s’empare de nous.

Tout de suite, on sort nos appareils pour immortaliser l’instant que nous sommes en train de vivre… C’est incroyable…

Le soleil restera caché mais qu’importe, la beauté de ce moment est inégalable: « ON Y EST!!!!!! »

La première chose qui nous vient à l’esprit: Contacter de suite Rikou…

Rikou…

Qui par son périple sur le Rhône en 2013, narré avec brio sur le forum kayak, nous a donné l’envie de tenter l’aventure.

On est là, au milieu de la mer en train de converser avec lui. C’est magnifique de pouvoir partager cet instant.

Tout de suite après, on envoie quelques clichés à nos proches.

Le fait d’avoir fait ce périple hors saison apporte encore plus de saveur à cet instant… Tout est calme, seulement quelques pêcheurs perchés sur les digues nous regardent de loin, ne sachant rien de ce que l’on vient d’accomplir.

Je dois m’arrêter là car les mots me manquent pour transcrire toutes ces émotions fortes.

Au total: 560 Km parcourus

Une moyenne de 40 Km par jour

La plus grosse étape: 62,5Km reliant Vernaison à St Vallier.

La plus petite: 14,2 Km de Lyon à Vernaison à cause de la météo capricieuse.

J’ai une pensée pour mon compagnon de route Lionel que je remercie du fond du coeur d’avoir accepté de m’accompagner dans ce périple et d’avoir cru à son succès. Ces deux semaines passées avec lui ont été riches en émotions.

Bien sur, comme cité plus haut, je pense également à Rikou.

Je remercie surtout mon épouse pour la logistique, mais également d’avoir pris sur elle durant tout ce temps pour que notre expédition aboutisse.

J’ai une pensée pour mes parents et mes proches qui m’ont soutenu dans ce projet.

Merci aussi à:

Yannick de « Randovive » pour ses conseils précieux qui nous on permis de passer la ville de Lyon avec Succès. http://www.randovive.fr

Pierrot DESCOTES pour ses cours de qualité et sa pédagogie sans faille sur le maniement de la pagaie.

Lucile « LS COACH » pour toute la préparation physique (gainage, renforcement musculaire) https://www.facebook.com/lucile.lscoach

Je remercie infiniment www.forum-kayak.fr ses administrateurs, mais également ses membres actifs pour leur encouragements et leur messages de soutient.

Sans le forum, ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Ce projet, bien qu’il nous ai permis de dépasser nos limites, a aussi été mis en place pour mettre dans la lumière ce sport que nous pratiquons et qui mérite d’être connu.

Ce compte rendu touche à sa fin. On espère avec Lionel que vous avez pu, au travers de ces quelques lignes, photos, et tracés GPS, voyager avec nous.

Je vous dit à très bientôt!

Yves & Lionel…

Des Alpes à la Mer: Jour 13

Jour 13

Un avant goût de victoire.

Dés le lever du soleil, nous quittons notre bivouac en direction du Petit Rhône. En amont d’Arles, le fleuve se sépare en deux:

Le Grand Rhône

Bras principal du fleuve où transite les navires commerciaux, péniches, et autres et tout le vacarme qui va avec. C’est le trajet le plus court pour rejoindre la mer.

Le Petit Rhône, celui que nous empruntons est, quand à lui beaucoup plus sauvage.

Après une petite heure à pagayer, nous voilà donc à cette intersection. Sans plus attendre nous rejoignons le Petit Rhône.

Le bruit incessant des usines et zones industrielles qui jonchaient le fleuve s’éloigne petit à petit, faisant place à un calme et une sérénité sans précédent. La planéité de l’eau est parfaite. Un vrai miroir sur lequel glisse paisiblement nos kayaks. J’entends à peine le bruit des petites vagues générées au contact de l’étrave.

Ce bras du fleuve n’a rien à voir avec le Rhône que j’ai connu jusqu’à maintenant. Il est sinueux, se dévoilant à nous timidement, toujours dans un silence absolu.

Vers midi, on arrive à une nouvelle bifurcation. Le Petit Rhône lui continu toujours son chemin, mais sur la rive droite, une écluse imposante ouvrant les portes au canal menant à Sète. On décide de faire notre pose casse croûte aux abords de cette écluse. Le soleil, qui depuis le début de notre périple se faisait timide, est maintenant écrasant. Pendant notre repas, on constate que nos réserves d’eau ne seront pas suffisantes pour aller jusqu’au bout du périple. Avec Lionel, nous nous dirigeons vers les locaux de l’écluse pour tenter notre chance. Nous rencontrons une personne fort sympathique des Voies Navigables de France qui nous vient en aide. On en profite pour discuter un peu et lui présenter notre projet et nos kayaks.

14h00.

On vise entre 45 & 50 Km pour cette journée.

Toujours dans les bras sinueux du Petit Rhône sous cette chaleur écrasante, nous continuons notre route.

17h00

Notre kilométrage visé approche. Il est temps de commencer à chercher une aire de bivouac. Autre particularité du Petit Rhône, les plages se font très rares, les abords du fleuve sont encombrés d’arbres, impossible d’y accéder.

Mais à force de patience et de persévérance, nous accostons sur ce qui sera probablement le plus beau spot de notre expédition pour passer notre dernière nuit sur le Rhône.

Au total 49 Km parcourus.

Demain, si la météo ne change pas, notre arrivée aux Saintes Maries de la Mer sera prévue pour la demie journée. Il nous reste à peine 20 Km à faire.

J’ai encore du mal à y croire. Nous sommes dans un état proche de celui d’un enfant croyant encore au Père Noël la veille du jour J.

Hâte de goûter à la finalité et la victoire de cette expédition.

Croisons les doigts.

Des Alpes à la Mer: Jour 12

Jour 12

Tout reste à faire…

7h30

Pour éviter un long portage et d’embarquer dans des conditions infernales, on décide avec Lionel de mettre nos kayaks à l’eau sur le canal du Rhône juste devant le camping d’Avignon. En effet, ce tronçon du fleuve rejoint vite son lit principal et la distance du trajet ne varie guère.

On se paye même le luxe de parier sur le mistral pour atteindre des vitesses folles et boucler le plus rapidement possible cette avant dernière étape. Une motivation sans faille nous envahie, mais également la certitude de terminer ce périple « facilement ».

Mais comme dit le proverbe: On ne vend pas la peau de l’ours….

Les 5 premiers kilomètres se passent sans encombres. Le vent nous accompagne, il est régulier, quelques petites rafales mais rien de bien méchant.

Seulement voilà, en fin de matinée, le mistral s’affole, il devient violent, soulève des vagues sur le Rhône, on se croirait en pleine mer. Tant que nous l’avions dans le dos, on arrivait plus ou moins à gérer notre navigation. Malgré tout, cette irrégularité influença notre vitesse pour faire tomber le GPS à une moyenne de 5 Km/h. Le barrage de Vallabrègues nous semblait loin, hors de portée. C’était très difficile psychologiquement car en plus de cela, ce barrage a une importance capitale à nos yeux car il s’agit du dernier ouvrage à franchir avant de rejoindre la mer.

Quelques kilomètres en amont, les vagues générées par le mistral commencèrent à nous frapper de travers, il fallait sans cesse corriger la gîte sous peine de finir à l’eau.

A un kilomètre avant la rampe, on décide de sortir nos kayaks quittes à porter sur une plus longue distance.

Arrivés au barrage, on constate que l’on a fait le bon choix. Des vagues impressionnantes frappent sans relâche la structure en béton.

Impossible pour l’instant de remettre à l’eau. Cette situation pourrait mettre en péril notre expédition.

Autre problème et pas des moindres, un habitué des lieux, travaillant pour la CNR nous déconseille de bivouaquer à proximité du barrage, dealers et autres personnes louches fréquentent régulièrement cet endroit à la tombée de la nuit.

Nous sommes donc cernés.

On repère malgré tout une ancienne rampe éloignée et à l’abri donnant sur un lit annexe au Rhône. La mise à l’eau risque d’être un peu délicate, mais qu’importe. On est loin de la route et de la zone fréquentée par les dealers.

On décide d’attendre un miracle pour que le mistral faiblisse un peu…

15h30.

On hésite, et finalement on tente le coup.

Direction, le dernier seuil, celui de Beaucaire, qui symbolisera par la même occasion le dernier portage de notre périple avant de rejoindre la mer.

La rampe de débarquement en amont du seuil est facile à trouver. Mais pour le reste, l’embarcation en aval se fait difficilement sur des rochers.

Bref, on passe ce seuil et on continue notre chemin. Reste maintenant à trouver un coin improvisé pour le bivouac.

En aval d’un champ d’éoliennes, on aperçoit des plages magnifiques. Je consulte mon GPS pour vérifier si elles sont loin des chemins, et en effet, rien à signaler.
Au lieu des 50 Km que l’on s’était fixé au départ, on en aura parcouru 32. Notre objectif n’a donc pas été atteint, mais le kilométrage réalisé n’est pas ridicule. On reculera par contre d’un jour notre arrivée aux Saintes Maries de la Mer pour Vendredi.

Des Alpes à la Mer: Jour 11

Jour 11

… On y danse, on y danse…

La veille, à notre bivouac, on décide avec Lionel de changer nos plans.

Etant donné l’avance que l’on avait sur notre timing, on change de fusil d’épaule pour faire une étape volontairement facile et faire escale au camping d’Avignon.

Cela va faire trois nuits que nous bivouaquons et une bonne douche digne de ce nom nous fera le plus grand bien. D’autant qu’il faut impérativement en profiter pour recharger les batteries des téléphones etc… Afin de pouvoir continuer à vous faire partager cet aventure.

L’étape en elle même ne sera pas très longue, environ 23 Km.

On quitte donc notre bivouac. Fort heureusement le niveau du Rhône n’a pas trop varié. Le mistral commence à souffler et gagner en intensité, et c’est tant mieux. Avec cette aide précieuse, notre vitesse arrive à grimper à 5 km/h, et ceci sans pagayer, mais la force du vent nos oblige quand même à utiliser le gouvernail.

On arrivera très vite au barrage de Sauveterre pour notre unique portage de la journée.

Si la rampe de débarquement est acceptable, il en est tout autre chose de celle en aval. Cette dernière présente une forte pente avec deux rails en bois qui, sur la fin sont détériorés laissant apparaître des tiges filetées menaçant d’abîmer nos kayaks mais également nos jambes. Et pour ne pas arranger les choses, elle est encombrée à la mise à l’eau par quelques arbres et feuillages.

Toute une mission donc, pour remettre à l’eau. On a une petite pensée pour Rikou mais également pour Pierrot Descotes en se demandant comment ils ont pu faire (tous seuls) ces portages titanesques.

On embarque donc péniblement dans des contres courants qui nous « collent » à la berge. Difficile de s’en extraire. Un peu plus loin, on rejoint les courants bienfaiteurs qui nous mènerons avec l’aide du mistral rapidement à Avignon.

J’avais sur Google Map repéré le camping qui, d’après la photo satellite était placé juste au bord du Rhône. Je m’extasiais déjà devant une arrivée triomphale dans cette ville magnifique. J’ai vite déchanté en m’apercevant sur place que la berge était dépourvue de rampe. Seul un quai qui servait tous les quarts d’heures à une navette fluviale était disponible. On décide donc péniblement d’extraire nos kayaks de l’eau en utilisant ce quai pour ensuite trouver l’entrée du camping. Au final, encore une galère de plus. Le camping était bien à côté du Rhône, mais il fallait porter sur au moins 600m et faire le tour complet pour trouver l’entrée.

13h30

On s’installe enfin sur notre emplacement.

Après une bonne douche, direction le resto pour un bon repas bien copieux.

On prend notre temps et décidons ensuite de visiter Avignon.

Demain, on prévoit une étape de 53 Km environ, et si ma météo est avec nous, on commencera à bifurquer dans le « petit Rhône ».

Des Alpes à la Mer: Jour 10

 

Jour 10

52 Km parcourus.

Cette journée se distingue par son parcours le plus long sans portages soit 41 Km entre le barrage de Donzère à celui de Caderousse.

On se sépare de nos compères de la Grande Traversée le matin même. On a un peu du mal à se quitter. On se promet de se revoir un jour, pourquoi pas à l’open canoë l’année prochaine.

Je ne sais pas si c’est la météo qui change, ou le fait que l’on approche vers le sud (ou peut être les deux), mais pour la deuxième fois consécutive à notre réveil, la tente n’est pas humide. On gagne un temps fou sur la journée sans avoir à la faire sécher.

On met le cap sur le barrage de Donzère. Le temps est nuageux et le soleil ne percera pas cette couche de toute la journée.

On arrive donc à notre premier portage. Rien a signaler. Bien que très long (1,4 Km), il se fait sans encombres.

Et c’est à nouveau sur le vieux Rhône que nous embarquons. On regarde nos GPS qui commencent à s’affoler et nous annoncer des chiffres impressionnants. 14Km/h voir des pointes à 17. On explose en même temps notre moyenne de déplacement depuis le début de l’aventure qui plafonnera à 7,8 Km/h.

Rapidement nous arrivons à Bourg St Andéol. Etant en avance sur notre timing, nous décidons d’aller dans le village prendre un café et nous ravitailler en eau. Lionel en profite pour passer à la boulangerie acheter pains au chocolats, pizzas et quiches pour midi.

On reprend notre périple sur le même rythme affolant qu’au départ. On jubile en se disant qu’à cette vitesse, on sera vite à la mer.

Malheureusement cela ne va pas durer.

Après être passés devant Pont St Esprit, le courant s’arrêt net, et il va falloir pagayer pendant des heures avant d’atteindre le barrage de Caderousse. On termine les derniers kilomètres monotones pour atteindre l’ouvrage.

On cherche la rampe de débarquement, celle ci est jonchée de bois morts et déchets en tout genre.

Le portage en lui même n’est pas très long, mais la planéité du chemin laisse à désirer. Il faut emprunter la route pendant une dizaine de mètres mais celle ci est dépourvue de trottoir ou de zone cyclable. Il faut faire vite si l’on ne veut pas être écrasé.

La sangle du chariot de Lionel s’arrache alors qu’on est à quelques mètres de la rampe d’embarquement. Bref, on improvise une petite réparation. Pour ce qui est de la rampe, sur les derniers mètres elle est encombrée de rochers, feuillages, etc… On est contraints à ranger les chariots et porter les kayaks jusqu’à l’eau.

On cherche maintenant un nouveau spot de bivouac. J’ai repéré au préalable sur google map un endroit qui pourrai faire l’affaire et bingo! Une belle petite plage de galets avec derrière les feuillages un petit passage menant à une petite clairière pour planter nos tentes.

Seul hic, on est à peine à 1 mètre au dessus du Rhône. Va falloir guetter de temps en temps une éventuelle montée des eaux. Mais le Rhône étant bas depuis un moment et qu’aucune intempérie n’a eu lieu, je reste malgré tout confiant.

Des Alpes à la Mer: Jour 9

 

Jour 9

7h00

Nous nous mettons en route en aval du barrage de Charmes sur Rhône.

Objectif de la journée, réaliser entre 40 & 50 Km, mais surtout, essayer de rejoindre l’équipe de la Grande Traversée (Paul & Philippe) qui ont décidé de relier Genève à St Nazaire en canoë, soit environ 1400 Km.

Ils sont partis trois jours avant nous de Genève, mais à mesure de notre progression, l’écart se rétrécit, et il est fort probable qu’on arrive à les rattraper dans la journée.

Direction donc le barrage de Pouzin. Nous passons devant un petit village charmant: « La Voulte sur Rhône ».

Le village de Pouzin se dessine devant nous par la suite. Ambiance beaucoup plus industrielle et moins bucolique que la Voulte sur Rhône.

On aperçoit deux éoliennes gérées par la CNR. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’en approcher de si près.

Le portage du barrage de Pouzin se passe sans encombres, et on décide de rejoindre celui de Rochemaure pour faire notre pose déjeuner.

On traverse le petit village de Baix, très charmant.

Juste après, au loin se profile les 4 cheminées de la centrale nucléaire de Cruas. On peut l’apercevoir de l’autoroute A7. Comme celle du Bugey, elle impressionne par sa taille.

Un vent de sud se lève, on est obligé d’augmenter légèrement notre rythme si l’on veut tenir notre objectif. Et en parlant d’Objectif, je remarque une petite embarcation à environ 1 ou 2 km devant nous entrain de rejoindre le barrage. J’en suis pas certain, mais il y a de fortes chances pour qu’il s’agit de Paul & Philippe. Je passe un coup de fil à Paul et Bingo! C’est bien eux.

On décide de s’attendre à la rampe de débarquement et de déjeuner ensemble. L’occasion d’échanger sur notre passion commune et bien plus encore.

On naviguera ensemble tout l’après midi pour ensuite partager un superbe spot de bivouac pour la nuit.

Je vous recommande ce lien si vous voulez suivre le projet de Paul & Philippe « La Grande Traversée ».

https://www.facebook.com/LGTencanoe/